Journal des Mines (1802-03, volume 13) [Image 246]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

438

CUIVRE

SUR L

ARSENI'ATi.

plus. du .tiers de la quantité de cuivre. Il n'est donc pas évident que les limites indiquées par ce célèbre chimiste soient dans l'essence même des substances analysées. Les expériences des mêmes savans sur les cris-

taux capillaires ne présentent pas des diversités moins frappantes. Suivant le citoyen Vaugadin, ces cristaux contiennent, Silice

Eau. Arseniate de fer Arseniate de cuivre

2. 5

..

.

7à .

86. 100.

Ce chimiste ajoute que si l'arseniate de cuivre

ne renfermait pas de matière étrangère, il se-

rait formé d'environ 69 parties d'oxyde de

cuivre et de 31 d'acide arsenique. Nous avons sur le même objet un autre résultat obtenu par M. Klaproth , dont les travaux ont concouru si avantageusement , avec ceux de Vauquelin, à nous procurer des connaissances exactes sur la corn. position des minéraux. Ce résultat à donné, Oxyde de cuivre .. 50,62. .Acide arsenique 45,00Eau 3,50. . 0,88. Perte

..

.....

100,00 (1). .(1) Additions à la connaissance chimique des mineTaux , page 192:

439

La quantité de cuivre est à-peu-près la même que dans le résultat de M. Chenevix ; mais on

trouve d'un côté 45 d'acide avec 3,5 d'eau, et de l'autre seulement 29 d'acide et 1.8 d'eau ; ce qui est très-différent. Au reste, il ne faudroit que s'en tenir aux résultats même de M. Chenevix . pour trouver ici des difficultés et des causes d'incertitude car, tandis que ce célèbre chimistea retiré des cristaux capillaires et des masses mamelonnées une- quantité d'eau très-sensible , ces deux modifications sont regardées , par M. de Bour-

non , comme de simples variétés de sa troisième espèce , qui est l'octaèdre aigu, et qui n'a donné que du cuivre et de l'acide arsenique sans eau. Il y a mieux c'est que si l'on rapproche les analyses des cristaux capillaires et des masses mamelonnées de celle des cristaux en prismes trièdres, que M. de Bournon range dans sa quatrième espèce , on

verra que les différences n'excèdent pas celles qui se rencontrent assez seuvent entre les analyses de plusieurs morceaux qui appartiennent visiblement à une même espèce de minéral. J'ajoute que M. de Bournon paraissait d'au-

tant mieux fondé à regarder les cristaux ca-

pillaires et les concrétions mamelonnées comme

de simples variétés de l'octaèdre aigu, qu'ilinclique les modifications intermédiaires qui lient ces variétés à 'leur type ; en sorte que, suivant lui, il y a des *cristaux qui sont parfaitement déterminés dans une partie de leur longueur et fibreux à leur extrémité.-M. de Bournon , frappé sans doute de l'exception que parait souffrir ici cet accord entre