Journal des Mines (1802-03, volume 13) [Image 208]

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Atimoinn

5. La distance entre les prisons doit être la plus grande possible ; on la fait de huit pieds ( 2,59 mètres ) : le mentonnet doit être entre les deux prisons. Lorsque le pilon est en repos , la portion D a du pilon, comprise entre la prison inférieure et le mentonnet, ne doit jamais être plus petite que le triple de i s, dis-

De la dislance entre

Ici prisons et de la po-

,ition du

xnentunnet.

Fig. r.

tance de l'extrémité du mentonnet au milieu du

6: Au lieu des petits bois, appelés épaules, que l'on a coutume de placer entre les pilons et les faces intérieures des prisons, il vaudrait mieux se servir de rouleaux de fer dont les tourillons rouleraient dans des anneaux de cuivre. Comme les épaules , ils empêcheront que

On doit armer de rouleaux les fa-

ces inté-

rieures des prisons.

Du nombre des carnes que doit porter un arbre.

les pièces qui composent les prisons ne s'usent ; niais de plus ils auront l'avantage de diminuer le frottement ; il suffira de trois' rouleaux pour chaque pilon, le premier en B, le second en A, et le troisième en a. 7. Un pilon étant ordinaireinent élevé trois ou quatre fois pendant que l'arbre fait un tour, l'arbre doit avoir trois cames sur la direction de

chaque pilon dans le premier cas , et quatre

dans le second cas. B. Il est préférable que les carnes soient de Les rames fer ou de fonte ; elles s'usent moins, et aon-

doivent être

(te fer ou de servent fonte'

r

leur forme; leurs tenons n'étant pas

aussi larges ni aussi épais , que ceux des carnes de bois , l'arbre se trouve moins affaibli par les mortaises que l'on est obligé d'y faire pour les recevoir. Les cames de fonte pouvant se jeter en moule , sont .plus avantageuses que celles de fer.

SUR LES MACHINES A PILONS.

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9. Dans un même bocard toutes les cames Dimensions dos carnes. sont égales. La coupe de chaque carne, celle de son tenon doit être un quarré qui ait pour côté 67 à 81 millimètres ( deux pouces et demi à trois pouces) , quand elle est de fonte, et de 27 à 35 millimètres ( un pouce à un pouce et demi) si elle est de fer. On donne ordinairement 162 millimètres (Six pouces ) à la partie du tenon h L in ri qui se trouve enchâssée dans l'arbre. Les queues des cames sont implantées dans l'arbre, suivant une direction perpendiculaire à son axe , et serrées avec des coins. io. Pour que les cames ne soient pas arra- moyénpour chées de l'arbre , on peut employer le moyen fijee:

suivant, imaginé et exécuté par le Cit. Baillet ; manière in'd, variable. sur les deux faces latérales du tenon de chaque came, et à 162 millimètres ( six pouces ) de son

extrémité, on pratique deux rainures qui se

trouvent à fleur de bois , quand il est entré dans

la mortaise, et on fait glisser dans ces rainures deux des cercles qui embrassent l'arbre.Ces cercles sont, comme l'on sait , indispensables pour empêcher l'arbre de s'ouvrir : ils sont ordinairement composés de deux moitiés de circonférence réunies d'un boutpar une charnière , et de l'autre par une clavette. . La surface supérieure de la came sur la-

quelle glisse le mentonnet pendant l'élévationic du pilon, ne doit être ni plane, ni circulaire ; elle doit avoir une courbure particuliére , appelée par les géomètres, développante de la circonférence. Voici la manière de la tracer dans le cas où trois pilons doivent être élevés en même teins.

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edt:udneesoenaTee.