Journal des Mines (1802-03, volume 13) [Image 206]

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Parties des machines à pilous qui se-

ront traitées dans le Mémoire.

Point de

vue sous lequel elles se-

ront traitées.

MÉMOIRE MOIRE

très-au long et avec beaucoup de méthode et. de clarté. Les pièces de ces machines, dont je m'occuperai dans ce Mémoire, et que je considérerai comme isolées , sont le pilon et son mentonnet, les deux manchons ou prisons, la came , et l'arbre auquel elle est adaptée. Après avoir fait la description de chacune des pièces qui sont l'objet de cet ouvrage, j'examinerai quelles sont les conditions auxquelles doivent satisfaire les surfaces supérieures des cames, afin qu'abstraction faite du frottement contre les prisons, la résistan ce dans chaque pilon soit

uniforme pour chaque instant du mouvement ;-

et démontrant que la développante d'une cir-

conférence est la seule courbe qui puisse les rem-

plir , je donnerai différentes méthodes pour la tracer. J'indiquerai ensuite les moyens de prolonger la durée du mentonnet et de la came. De- là , passant aux frottemens , j'en- calculerai les effets , je chercherai quelle doit être lalongueur du mentonnet, sa position à l'état de repos, égard aux prisons et à l'arbre, et quelle doit être la distance entreles prisons pour que le frottement soit le plus petit possible. Je proposerai de nouvelles dispositions dans la forme et dans le pla-

SUR LES MACHINES A PILONS.

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J'ai divisé ce Mémoire en deux parties ; l'une

cien pourra recourir à cet ouvrage ; il y trouvera rassemblé et dégagé de toutes considérations géométriques et algébriques, tous les rene seignemens dont il aura besoin. Quoique cet ouvrage soit destiné particuliée rement au mineur , je n'ai pas cru cependant devoir , Mémoire sur les Bocards ; parce que la théorie que je donne convient en général à tontes les machines à. pilons, et que les bocards n'en sont qu'une s.ous-division, Lapartie pratique seulement ne traite _que des bocards ; aussi ne doit-on la regarder .que .comme une application de la théorie à une estièce particulière de machines à pilons. 32 IV

LIMIeAIR ES.

Description des pièces des machines à pilons, qui seront l'objet de ce Mémoire. Le pilon est une pièce de bois équarrie qui Du pilon.

se meut verticalement, et dont la partie infé-

qu'elle ferait naître doivent y faire renoncer ; mais que les autres dont l'effet est de diminuer le frottement, devraient être adoptées. Enfin je finirai par déterminer quelle doit être , pour

soulève le pilon, est un soliveau fixé perpendiculairement au pilon.

le cas d'éqUilibre, la valeur de la puissance dans son plus grand degré de force.

Mémoi-

donne que les détails de constructions ; dans la seconde , l'analyse mathématique conduit aux procédés. Au moyen de cette division le prati-

cement du mentonnet. Je ferai voir que quoi-que l'une ait l'avantage de détruire entiérement le frottement contre les prisons, les inconvéniens

,D;visi.1)-

pratique, et l'autre théorique. La première ne du

rieure est année d'une masse de fer ou de fonte. Le mentonnet contre lequel agit la force qui

Les deux manchons (ou prisons) danSTià-quels

Du menton. net.

Des men-

le pilon se trouve enclavé, sont formés chacun eh' par l'intersection de quatre pièces de bois, dont Aa3