Journal des Mines (1796-97, volume 6) [Image 212]

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cinq pieds : je dis des troncs , car je n'ai vu ni branches ni racines ; il paraît que celles-ci ne se sont pas conservées , et qu'elles ont été converties en terreau, ou que les connais de Mer qui ont

formé ces grands dépôts , ont brisé ces branches ou durs. ces racines contre des écueils ou autres corps plusieurs ii est peut-être possible également que point de de ces arbres fussent de nature à n'avoir branches , ou à n'en avoir que de très-petites , tels que des palmiers , des 'pins , &c. -; --et nous allons voir bientôt qu'il y avait certainement des arbres -du genre des palmiers. Les arbres 'qu'on trouve ensevelis à diverses 'profondeurs dans la mine de Liblar , au milieu de la terre d'ombre, qui n'est elle-même qu'un detritus de bois , n'affectent aucune position régulière ; ils les sont confondus pêle-mêle dans tous les sens :

troncs des uns sont couchés sur le côté , d'autres placés horizontalement , quelques-uns ont une direction verticale comme si l'arbre était planté en terre ; mais cette dernière circonstance accidentelle ne prouve pas , ainsi que le baron de Ilupsch avait du penchant à le croire, que c'était place. Tout" ici line vaste forêt ensevelie en locale , la masse prouve le contraire , la disposition d'aucune qui ne sont mélangés énorme de ces bois horizontale de cailloux terre étrangère, et la couche et l'épaisseur annoncent roulés dont le gisement l'effet d'un grand courant de mer. Je dis un couait rant de mer , car quel est le fleuve actuel qui les une profondeur telle que celle qu'occupent Lois et le banc de cailloux roulés O.° On trouve de temps à autre, dans les mines de terre d'ombre de Liblar, , des fruits qui ont , au premier aspect , la forme des noix ordinaires envelOppée$ dÇ leur brou (PI. XXV, fig. y ) , ' mais

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en les examinant avec attention, l'on en diffèrent totalement par les caractèresvoit qu'ifs suivans. Ces fruits sont solides dans toute leur épaisseur ; ils sont d'un brun foncé

et quoiqu'ils

aient conservé leur forme et leur organisation intérieure , ils ont perdu de leur et ont presque passé à l'état de dureté primitive, terre d'ombre. J'en ai fait longitudinalement plusieurs à l'aide d'une couper scie très-fine, afin d'être à portée d'observer leur contexture intérieure

cette partie

est entièrement solide, et offre seulement des linéamens plus durs et plus osseux résisté à l'altération. La figure 6,, qui ont mieux donne le dessin exact de cette partieplanche XXV , intérieure. En comparant ces fruits avec \les fruits étrangers réunis dans les collections plus exercés ont trouvé qu'ils , les botanistes les avaient le plus grand rapport avec les *noix du palmier cependant oser affirmer positivement Areca , sans fruits soient absolument les mêmes que ces deux grande ressemblance, parce que ceux, malgré leur trouvés dans les mines de terre d'ombre ont éprouvé d'altération qui les a un peu dénaturés. une sorte sentiment des trois célèbres botanistes Tel est le que j'ai consultés ( Dejussieu , Lamarck et Desfintaines), qui ont examiné ces fruits avec beaucoup d'intérêt et' une scrupuleuse attention. Mais une chose sur laquelle ces habiles natuont une opinion affirmative unanime , c'est ue les fruits trouvés dans la qralistes terre d'ombre ont appartenu à un arbre du des palmiers; car les fruits de Liblar ont ungenre caractère constant et invariable qui appartient à ceux des palmiers , de quelque espèce qu'ils soient ; c'est d'avoir trois yeux QL/ ouvertures rapprochées dans la partie de

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