Journal des Mines (1795-96, volume 4) [Image 210]

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fragmens de granit, cje gneis et de schiste' argileux , réunis par un ciment calcaire. En parlant des corps organisés qui se trouvent dans la terre , l'auteur remarque qu'il n'a jamais vu lui-même ni appris que personne eût vu aucune partie d'animal terrestre. qu'on pût regarder comm&véritablement pétrifiée quelques recherches qu'il ait pu faire k ce sujet. Cette circonstance suffirait seule pour faire soupçonner que ces animaux appartiennent à une époque bien moins reculée que les animaux marins' dont les dépouilles remplissent tous les terrains secondaires ; mais ce qui achève .de le prouver , -c'est que lès -débris d'animaux terrestres ne se trouvent ordinairement que sur le penchant des collines , à une profondeur médiocre enveloppés plutôt qu'incorporés dans des terrains formés par la -décomposition des- pierres calcaires argileuses , qui se réduisent facilement à l'état de -marne : c'est ainsi qu'on les trouve en grande quantité dans les grottes de Gailenreuth et de Munkendorf, situées dans Je Margraviat de Bareuth. en Franconie , et dans celles des montagnes antérieures du Hartz, pre denertzberg. Quelquefois aussi, ces débris sont engagés dans des concrétions calcaires, dans des stalactites ou des albâtres , comme on l'observe dans la célèbre grotte de Baumann, près de Blankenbourg , où ils ne se rencontrent jamais dans le marbre 'noir coquillier dont les montagnes

de cette partie du Hartz sont composées, et qui forme les parois de cette grotte.

Une pétrification que l'auteur regarde comme particulièrement intéressante , est celle d'une tète

de poisson provenant de nie de Sheppey,, près de l'embouchure de la Tamise. Cette tête a quatre pouces de long ; les parties- charnues en sont

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maltes et raboteuses à l'extérieur , tandis que les yeux , les nageoires et les écailles sont polies , et

conservent la couleur et le brillant qui leur sont propres. Ce morceau prouve, sui varit M. de Trébra,

que les corps organisés ne laissent pas seulement leur empreinte dans les pierres , niais que leur substance même peut , dans quelques circonstances se lapidifier.

La deuxième grande division de -ce cabinet comprend les gangues. L'auteur nomme ainsi toutes les pierres qui accompagnent les gîtes de initierais , soit en filons , soit en bancs , en couches

ou en amas II observe que certaines gangues affec-

tent de préférence certaines espèces de roches. Le quartz et le spath pesant se trouvent plus fréquemment comme gangues, dans Je granit, que le spath calcaire: Le Porphyre contient aussi beaucoup de quartz, peu de spath pesant, encore moins de spath calcaire, et presque jamais de spath fluor mais on y trouve de S gangues de calcédoine et de jaSpe, qui se rencontrent moins fréquemment dans le granit et le gneis.. La gangue qui domine dans les montagnes gileuses, est le spath calcaire ; le spath pesant et le quartz y sont plus rares. Dans les montagnes calcaires , le quartz- est en petite quantité , mais les

spaths calcaire

,

pesant et fltiorique , sont très

abondans.

L'auteur rapporte (page 64) un fait digne

de remarque En i7S 2 , un- paysan , en bêchant son jardin dans le village de Seppenrode , dépendant dè l'évêché de Munster , trouva un silex gris d'environ neuf pouces de long sur votre de large, qui ne présentait à l'extérieur rien de particulier; inals,,fayant brisé (probablement pour se servir

II. Les gangues.