Journal des Mines (1794-95, volume 2) [Image 62]

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ou quelquefois par des cristaux de quartz ; mais ces g.,odes sont toujours très - près du jour. Je n'en ai jamais vu à 15 toises de profondeur.

La partie appelée mur , sur laquelle re-

posent les houilles , est-aussi généralement un

schiste ; mis il est- plus deux au loucher

moins feuilleté , moins bitumineux que celui da toit : il ne l'est même pas ordinairement. Il ressemble assez à une terre glaise durcie sans retrait ; sa ligne de démarcation avec

la houille est nette

il s'effleurit aussi à

l'air.

Le toit et le mur offrent souvent des empreintes de fougères , de capillaires , de roseaux , de joncs marins et de bois , etc: etc. L'impression de ceux du mur est plus pré-

cise , plus agréable , mais plus rare. Ces deux lits marchent toujours parallèlement, à moins d'accidens particuliers qui sont de peu de durée. Le nombre des couches de houille, leurs di-

rections , leur pente , les lits qui leur sont. interposés, leurs qualités, varie-nt dans presque tous les endroits ; il est cependant un cache i que l'on ne peut méconnoître. On apper-,': eoit -aussi quelques loix générales satisfaisantes.

Le tableau que nous donnons fait voir que les dépôts qui alternent le plus généralement avec les houilles , sont les grès et les schistes; leurs qualités sont singulièrement variées; mais il est une vérité qui jette un grand jour sur l'histoire naturelle : c'est qu'elles ont un

( 39 ) rapport constant avec les roches primitives environnantes. Les mines de Noyant et de Fins, en Bourbon-

nais ( département de l'Allier ), sont situées dans un vallon étroit, bordé d'un côté par une chaîne de granits, et de l'autre par des montagnes. quartzeuses. Le pied des granits offre des schistes et des grès où l'on retrouve toutes

les parties constituantes de cette roche antique : l'on y voit le quartz , le feld- spath ,

mica et le schorl ; mais les angles en sont brisés ; l'aggrtgation des parties n'est plus la

même ; leur couleur est blanche et altérée comme $i elles avoient éprouvé une espèce de décomposition ; les schistes offrent une prodigieuse quantité de mica.

L'autre côté de la vallée, que j'ai dit étre

bordée de montagnes quartzeuses , présente bien des schistes et des grès; mais ils sont bien moins micacés et moins tendres ; Us se rappro-

chent davantage de l'état d'ardoise. Enfin,

sont homogènes et plus durs ; l'on n'y distingue

qu'une pâte grise étincelante.

Un seul exemple ne suffiroit pas pour prou -

ver notre assertion ; nous allons en citer d'autres. Les mines de St. Etienne en Forez ( département de Rhône et Loire ) entourées de montagnes de granit et de gneiss , fournissent un grès semblable à celui dont nous avons parlé. La haute et basse Auvergne ( dépat temens -

du Puy-de-Dôme et du Cantal ) sont encore dans ce cas.

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