Journal des Mines (1794-95, volume 1) [Image 237]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

`MIIIIMMI1111114,. 64 ) n, ri'y a point de mine de fer dont l'exploli tation ait été suivie. La seule forge en activité ,niaintenant est celle d'Aline sur le _territoire _de la Bathie. Elle a donné , suivant le citoyen Roche , jusqu'a vingt et vingt-cinq quintaux de .fer par jour. Ce fer se vend en barres de différentes qualités ou en instrumens d'agriculture. La fonte qui , alimente cette forge provient ,des minerais de Saint-Hélène et d'autres montagnes du. district d'A.re ou de la Maurienne _sin la gauche de l'Isère. Deux autres forges sont réduites à l'inaction faute de fonds, savoir à Tours ,heu dit le Martinet , et l'autre au hameau des Champs, sur .le territoire de Briançon, à une lieue et de-mie environ de Moutiers. Il n'y a point de :mine de cuivre exploitée cuivre. ,maintenant dans ce district ; mais le citoyen Roche dit que sur le territoire de Doucy.,' trois lieues et demie de Moutiers, une, société Fer ..

(65 )

lieues au-dessus du chef-lien, et à neuf lieue de Conflans ; à Briançon près de Moutiers, dont l'exploitation avoit été entreprise il y a environ trente Mis,' et abandonnée à cause des eaux ; an Saut à cinq -lieues du chef-lieu, des Aimes, abandonnée il y a environ vingt ans; et enfin à Bonneval, territoire de St-Maurice

où la société de Pezai avoit trouvé un filon extrêmement abondant qui contenoit, dit-on, une proportion d'argent surprenante. Mais la mine de plomb la plus importante de

ce district et l'une des plus riches de la

,

Répribliqu.e , est celle de Pezai , sur laquelle

nous avons promis de donner des détails en parlant des richesses minéralogiques de la France , dans le premier numéro de ce journal. Cette mine, découverte en 1714, fut foible- Mlle de Pe.ment exploitée , et seulement par intervalles, ni

1\11°1-n"

a extrait du minerai de cuivre qu'elle en-

jusqu'en 1735, qu'on commença à lui accorder d'A'gerit° une attention plus- suivie.

i-n voit fondre à l'usine dont nous venons de parler près de Briançon, où il avoit été établi

En 1742 , une compagnie anglaise ayant obtenu un privilège exclusif pour la recherche

à cet effet des boCards et des fonderies.

-.Cette exploitation n'a été abandonnée , suivant

- des mines en Savoie -; avec concession de toutes

lui, que vers l'année 1772. Il a été fait aussi quelques fouilles dans l'étendue du territoire de Beaufort , où le citoyen Roche place quinze filons distincts de enivre

,

les découvertes qu'elle feroit pendant quarante ans, acquit de la famille de Saint-Maurice, la mine de Pezai, faiblement exploitée jusqu'alors, et à laquelle elle crut devoir se fixer. Dix-huit

qii'il assure

etre bien reconnus:, et dont plivieurs pa-

t importans. Plomb, Parmi les mines de plomb indiquées dans ce district, il y en a 4 de bien reconnues ; uo,voir dans la n,Téme valld e de Beaufort, à quatre

lieues

ans après, cette compagnie fut obligée de la

-

'rétro-céder moyennant un dédommagement de 15,000 liv. pour chacune des vingt-deux années de jouissance auxquelles elle avoit encore droit. D'après les renseignerriens- envoyés à l'agence, four. des'Arincs. 1Vi'vô',se an 3.