Journal des Mines (1794-95, volume 1) [Image 176]

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ealcaire grossière , .mêlée de quelques débris de coquilles. il en sa même recueilli à Paris , dans la cave de la maison que. Fouscros -habite rue des Bourdonnois. Pelletier en a rapporté d'Arras , il y a

-On trouve, dans les rnernoires des savans étrangers T. V.-, un, eavail intéressant de Marcorelle , sur la culture de cette plante en. Languedoc. Il ..faut lire aussi l'article verrerie dans l'Encyclopédie

dix-huit mois: Parmentier et Deyeux se sont assurés que ce produit émit .tellement commun dans les communes maritimes de la République .depuis Ostende -jusqu'au 1-1âvre., sur...tout à Dieppe et à Fécamp , oit

merl). arts er me't. On donne, dans cette partie de la France, le-nota de salicor au salsola soda et ,à ses cendres , celui de soude au 1;icornia et celui de salsovie au sal,ola tragus. Chaptal a reconnu. que les cendres de salicor contenoient par livre sept onces un gros d'alitai minéral, raidis qu'il n'en a -retiré que a onces 5 gros par livre des cendres de chenopodrum rearitirnian ou blanquette. A l'époque Marcorelle éerivoit (yen 1766 ) on recueilloit dans le diocèse de I'larbonne dépvtement de l'Aude ) ti ou r5 mille quintaux dc cendres de salicor. Le citoyen Parmentier , en revenant d'-une tournée qu'il a fait Cet e'té dans le département des bouches du Rhône, a -bien voulu rue communiquer quelques potes sur la récolte de la soude dans cette partie de la République. La culture de cette plante émit considéra--

-on le mêlait au salpêtrejusqu'à ce que quelques pharmaciens de Dieppe en .reconnurent mieu, la nature ., qu'on peut le regarde, comme un objet d'utilité publique. Ils l'ont observé , surtout dans les parties basses des .bâtimens neufs.--L'alkali minéral se dépose sur-eout abondamment sur les iierres :exposées à la 'vapeur des eaux thermales. J'en ai recueilli , en 1776 , sur les rochers d'eda sortent J'as eaux de Carlsbad en Bohême. Il y .étoit -und à du sudfate de soude. Le sel qui tapisse , à Vichy , l'intérieur -des bàtimens destinés aux bains., contient , suivant le citoyen Pis-sis plus de quare cinquièmes

.cle son poids de carbonate de soude. Le surplus est du nitrate et du ( Ann, de chus. ocs. sulfate de-potasse et du .carbonate de' ehaux. Peut-être ce natrum en .elflorescence étoit-il .ce .que les )

.anciens nommoicnt -spurna nirti , et en ,-grec ezph-ronitrum. On en rae massoit , suivant le témoignage d'Isidore liv. i6, dans les ,cavernes .de l'Asie. Le . meilleur droit le ,pluS lég.et et extrêmement. friable. e(r 3) Le salsola soda, descôtes de Cherbourg, a été analysé par \, augure-

lin. Ce chimiste a reconnu-que cette plante ne contient ni chaux,

epottisse ,mais une grande-quantité de magnésie.s qu'il croit qu'on pour-

roit en retirer , avec av.antage, pour le commerce , en la traitant avec l'acide sulfurique affoibli ; la soude y existe tente formée ; le feu ne ,fait que la séparer des-autres principes du végétal auquel -elle émir

considérés ,unie. Le muriate de soude et le earboliate de soude , r 3 à 60. L'acide dans le -.rapport de ,claned'état de siccité , y sont Pittique forme , avec cette plante , --de-l'acide prussique ; elle donne

quantité d'ammoniaque , niais en même, b.. la distillation une grande foible chauffé avec temps de l'acide mea-ligneux. L'acide nitrique naissance. à une matière huileuse, analogue -le salsola , donne aussi analogie faits annoncent une très-grande sà de la .cire jaillie. Tous-ces salsola <entre cette. plante et les matières. animales ; comme elles . le .eentient beaucoup d'azote,

'.(tel) La soude est cUltivée dans leMidi de la France , ameenviroini arborme , et aux ,envions d'Arles.

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ble autrefois près de Saint-Gilles d'Aiguemortes , dans le plau. du Bourg et sur-tout près des Saintes-Marie« aujourd'hui commime de ;a mer-)-en Camargue : .Cuiquerati. de Lizird. ;Provin, dit que les habitons de -la -Provence en retiraient un grand profit. Mais le prix de Cete matière ayant baissé- et celui du bled s'étant accru , ott préféré ,.avec raison , la culture du bled à celle d'une,plante qui ne donnoit ni subsistance pour les hommes , ni fourrage pour les bestiaux , ni .engrais pour le sal , .et qui , cependant, exige un bon teriain , beaucoup de bras et des soins multipliés. La culture ne s'en est conservée que dans quelques métairies. Peur-être pourroit-ou lui donner plus d'extension , sans .prejudicier à de plus grands-inté, eêts .peut-êtte steroiteil , pour obtenir une grande partie des souclea que la Frarce ceinsornine , de faire répandre des graines de cette plante

sur les plages .de la Camargue .et du plan du Bourg, dont le rot-. rein sale et substantiel est très-propre à ce genre de production. Ce canton qui a plus de cinquante lieues de superlicie., est peu peuplé pt foiblernent cultivé maig-ré son ,extrême fertilité. On dans un _étatereque sauvage 3 à 4eo ernlle bêtes à y voir errer cornes et y à ..s000 cltev.aux. Il seroit facile par des dessèchement des saignées -.ee .des arrosemens de doubler la récolte du bled et l'étendue clça patterages ompouproit yfaire tmis1ssi1hioj5dgtiintaux de lma-

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