Annales des Mines (1873, série 7, volume 4) [Image 129]

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CHALEUR ABSORBÉE, AUX TEMPÉRATURES ÉLEVÉES,

D'autre part, les 54o calories peuvent être comparées aux 21 ical.,6 de l'expérience n° 57, donnée par une barre d'acier, qui fut chauffée dans le même four et à la même tempéra-

ture; donc la chaleur spécifique du laitier doit être les 540 1,6o7 de celle de l'acier. 211,6 En comparant de même les 258 calories dela fonte Besàë mer de Givors (n° 7) aux 4o3 calories du ,là.itier:,correspon-

dant (n" 25 et 24) ,-on trouve tio3

= 1,562.

La moyenne de ces deux rapports est de 1,584,,et,lcomme

la chaleur spécifique du fer est égale à 0,185:entre o et 12000, on aurait finalement pour celle du laitier ,entrei les mêmes limites 0,185

= 0,29.

En résumé donc la chaleur spécifique rrinyenne des laitiers, aux températures élevées, serait de 0,28 à 0,29, ou à peu. près les !i76, de celle du fer.

Ceci confirmé indirectement notre conclusion précédente, au sujet des chaleurs de fusion des laitiers ; car, si les fontes

grises, dans les allures chaudes, possèdent 3oo calories à la sortie des hantsLfourneaux, les laitiers corresporidaritS ne sauraient en contenir plus de 5oo, puisque le rapport 50o 3oo

1,166 est déjà un peu supérieur au rapport réel qui

parait exister entre les chaleurs spécifiques des laitiers et des fontes aux mêmes températures. Ces divers rapprochements méritent toutefois confirmade nouvelles expériences sont encore nécessaires pour fixer d'une façon positive les chaleurs respectives du fer'et des laitiers ; constatons seulement, en terminant, que la chation

leur spécifique des laitiers, aux températures élevées, 9t

PARLA FONTE, LES LAITIERS ET LES ACIERS.

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un peu plus forte que celle de l'argile réfractaire : 0,28 à

0,29, au lieu de 0,26, ce qui est dû au ramollissement graduel des laitiers à partir de 1100 à 1200°. Conclusions. - En résumé, ce premier travail, que nous nous proposons de poursuivre, nous permet de conclure 90 Que les fontes grises n'entraînent en général, à leur sortie des hauts-fourneaux, que 280 à 285 calories; mais qu'elles possèdent souvent, au moment de leur arrivée dans le haut du creuset, 5oo à 3io calories. 2° Que les fontes blanches possèdent ordinairement, dans les mêmes conditions de production, 20 calories de moins. 3° Que les fontes gris sur le point de se calories. figer, retiennent encoref'u 244 à 245 imméd iate m en t.4rIeS1 leu r solMification. à 222 4° Que les fontes blanches, sur le point de se figer, possèdent 226 à 235 et, après la solidification 192 à 205

Ce qui donne pour la chaleur latente des fontes blanches. 32 à 54 et seulement 23 calories pour les fontes grises ; différence qui provient de ce fait que les fontes grises impures restent spolles et à demi désagrégées après leur solidification, tandis que les fontes pures se figent brusquement. 5° Que la chaleur possédée par les laitiers est à peu près égale aux de celle que retiennent les fontes aux mêmes températures ; c'est-à-dire, dans le cas des fontes grises et au moment de la coulée, au maximum 5oo calories ; et, dans le cas des fontes blet' nches, eo. 6° Que la chaleur latente des laitiers est d'environ 5o calories. 7° Que l'acier .13ssemer gagne, par l'affinage, 5o calories sur la chaleeque possède la fonte; mais que l'acier ,

ordinaire ne possède bien souvent, à l'état fondu, que 3oo calories.