Annales des Mines (1873, série 7, volume 3) [Image 215]

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CONSTITUTION GÉOLOGIQUE 424 gentifères. C'est là.en effet que l'on rencontre les chlorures,

tté

DE LA CHAÎNE DES ANDES.

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les oxychlorures, le cuivre natif et l'oxydule de ce métal. Ces combinaisons occupent la partie supérieure des filons

Un autre fait paraît ressortir de l'étude des roches plutoniques dans leurs rapports avec les terrains sédimentaires, c'est la température de moins en moins élevée des

où elles sont associées avec le sulfure et l'arséniure de cuivre ; plus bas on rencontre les pyrites violettes ou pa-

masses qui ont formé ces roches à mesure que l'on remonte vers les temps primitifs. L'arrivée à la surface des laves et

nachées. Les porphyres augitiques ne sont point toujours accompagnés de dépôts cuivreux. On se rappelle que l'orientation des dykes d'hypersthénite est à peu près perpendiculaire à celle des masses de porphyre augitique ; or c'est presque

toujours au point d'entre-croisement des lignes stratigraphiques qui se rapportent à ces deux systèmes que se rencontrent les. dépôts cuivreux, ce qui porte à croire qu'ils proviennent de dépôts plus anciens, que les masses porphyriques auraient rencontrés sur leur passage. Cette opinion

des trachytes y est toujours signalée par une puissante expansion de fluides élastiques qui s'échappent de ces masses et en projettent au loin la matière sous forme de scories. Les porphyres augitiques présentent encore ce caractère dans les amygdaloïdes qui se forment à leur surface et au contact de roches encaissantes ; mais dès que l'on arrive aux porphyres quartzifères, aux hypersthénites, aux syénites et aux granites, on ne trouve plus rien qui rappelle la fluidité des laves ni l'énorme quantité de matière projetée par l'expansion des vapeurs ou des gaz.

prend d'autant plus de vraisemblance que l'on rencontre dans ces dépôts moins anciens presque tous les métaux qui accompagnent l'argent et qui appartiennent exclusivement aux porphyres a,ugitiques et aux trachytes. Aussi est-ce dans la vallée longitudinale et dans la chaîne des Andes, là où abondent les roches trachytiques, que l'on rencontre

EXPLICATION DES PLANCHES.

les cuivres gris, l'énargite, l'oxydule et les chlorures de ce métal. Les roches plutoniques plus anciennes que l'hypersthénite sont pauvres en métaux ; les porphyres quartzifères paraissent être en rapport avec quelques filons stanifères de la Bolivie, tels que ceux d'Oruro, de Sorazora et d'Antequera. Quant aux granites et aux syénites, les veines de quartz qu'ils envoient dans les roches stratifiées ne contiennent

guère que de la pyrite, de l'or et du titane rutile. C'est donc à partir de l'injection des trachytes que les métaux se montrent en plus grande abondance, et ils deviennent de plus en plus rares à mesure que l'on se reporte à des époques plus reculées.

PLANCHE IX. Carte géologique de la chaîne des Andes et do la région située à l'ouest, depuis le 22` degré de latitude sud jusqu'au 42° à l'échelle de A cause de la petitesse de l'échelle, on n'a pu figurer sur cette carte que les terrains qui occupent une certaine étendue; ainsi les dykes de porphyre quartzifère, ceux des roches de labradorite et d'hypersténite n'ont pu être indiqués.

Pour y suppléer, on a tracé les arcs de grands cercles qui donnent leur orientation; ils sont rapportés au sommet de l'Aconcagua. Celui de ces arcs qui est désigné sous le nom de systènze chilien suit avec un parallélisme re.. marquable la chaîne des Andes chiliennes, depuis le détroiLde'lliag,ellan jusqu'à l'Aconcagua ; plus loin vers le nord, il passe par le sommet de l'HUmani.

Le système colombien, qui se rapporte à l'orientation du granite, est aussi sensiblement parallèle aux cordillères de la Colombie depuis Payta jusqu'à Caracas. Le système péruvien reproduit la direction des porphyres quartzifères; il est