Annales des Mines (1869, série 6, volume 15) [Image 204]

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CONSTITUTION GÉOLOGIQUE

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n'aient pas été ,éprouvées d'une façon suivie dans un petit atelier Bessemer récemment construit près de Foix dans la vallée de la Barguillère. MÉTAL MARTIN.

Les mêmes motifs invoqués pour l'emploi des fontes chaudes de Rancie dans l'opération Bessemer permettent de présumer que la méthode Martin se trouverait bien de l'usage de ces fontes Dans cette méthode la scorification des parties siliceuses et terreuses de la fonte est possible; elle peut par suite traiter des produits moins purs que la méthode Bessemer, mais plus les fontes sont exemptes de matières étrangères, meilleurs sont les produits, et à cet égard la fonte chaude de Rancie ne saurait craindre aucune concurrence. CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR L'EMPLOI DU MINERAI

DE FER DE &Ind.

Le minerai de fer de Rancie, traité directement par la méthode catalane ou le four à éponges Chenot, donne des fers à grains plus ou moins mélangés de parties aciéreuses, durs, résistants, à grains un peu inégaux, excellentspourla transformation en aciers fins par la cémentation ; un corroyage ultérieur du fer à grains lé convertit en fer nerveux très-tenace, susceptible de supporter toutes les opérations de la tréfilerie, tôlerie et ferblanterie. Traité au haut fourneau au charbon de bois, au combustible mixte ou au coke avec transformation de la fonte en fers et aciers par la éthode manglaise, il produit, étiré et réchauffé enbloums, de bons aciers puddlés qui se vendent facilement et assez résistants, quoique moins durs que les aciers catalans, et susceptibles de supporter une ou deux

RESSOURCES MINÉRALES DE "VICDESSOS.

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chaudes sans perdre leur qualité aciéreuse, et des fers à grains assez homogènes, de texture plus régulière que les fers catalans ; laminés directement en plattes au sortir

du four à puddler et réchauffés avec corroyage, les fers deviennent nerveux et très-propres aux usages de la carrosserie qui exige un fer souple et résistant ; un second corroyage leur donne une régularité et une ductilité plus parfaite qui permettraient d'en tirer d'excellentes tôles, si le prix n'en était pas trop élevé. La propension naturelle du minerai de Rancie est donc de donner directement, quels que soient les procédés métallurgiques employés, des aciers, des fers à grains à tendance

aciéreuse qui deviennent nerveux par un corroyage ultérieur. Les produits de Rancié, tous de qualité supérieure, ont surtout pour analogues les fers et aciers de Suède employés pour les mêmes usages qui arrivent sur les marchés de France, à des conditions de prix :à peu près semblables; le principal défaut des fers et aciers Rancie est leur manque d'homogénéité dans le traitement direct, défaut en grande partie corrigé dans le travail de la méthode anglaise ; d'autre part., .les prix de revient sont encore trop élevés, les madères premières, minerai et charbon, sont chères. Cette tendance persistante aciéreuse, liée à cette facilité de transformation du fer dur à grains en fer nerveux souple et ductile par un seul corroyage, paraît tout d'abord un fait

anormal qui ne peut être attribué qu'à la pureté chimique naturelle du minerai et à son état d'agrégation moléculaire spécial qui ,permet la séparation facile et rapide des particules métalliques et des gangues. Cette nature assez spéciale explique en même temps la commodité avec lui-delle le fer s'extrait du minerai au moindre contact du charbon comme dans les anciens feux catalans de montagnes et la méthode C hen ot.

Sa teneur moyenne est à peu près la suivante :