Annales des Mines (1857, série 5, volume 12) [Image 361]

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TRAVAUX DU LABORATOIRE DE SAINT-ÉTIENNE.

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EXTRAIT DU COMPTE RENDU DES TRAVAUX DE LABORATOIRE DE L'ÉCOLE DES MINEURS DE SAINT-ÉTIENNE.

(Travaux de M. LAN, professeur de chimie et de métallurgie.)

i° Analyse de gaz de fours à coke. Les fours dont provenaient ces gaz sont ceux de la fabrique de noir de fumée de M. Eyraud , près Saint-Étienne. Ils ont une sole à peu près circulaire de 2',75 de diamètre et une hauteur sous clef de 1.,30, dont 0,60 en pieds-droits. Ils sont munis d'un petit gueulard au centre de la voûte, d'une porte de déchargement et d'un rampant qui, partant des reins de la voûte, à l'arrière du four, se rend aux chambres à noir ; un registre permet de fermer et d'ouvrir la communication du four avec les chambres.

La charge en 4.ouille est de 2.800 à 3.000 kilog. ; après son introduction la porte est muraillée, et on y laisse une ouverture unique pour l'introduction de l'air dans le four; ce gueulard reste ouvert pendant deux ou trois heures, temps nécessaire pour que l'humidité provenant du lavage disparaisse et pour que les gaz s'enflamment. A partir de cet instant, le gueulard est fermé et les fumées sont conduites dans

les chambres à noir. La communication entre le four et les chambres demeure ainsi établie pendant 36 ou ho heures ;

après cette période, la communication est interceptée, le gueulard central est ouvert jusqu'au moment de l'étouffement, c'est-à-dire, pendant 20 à 211. heures ; enfin, pendant les Io ou in dernières heures, toutes les ouvertures du four sont hermétiquement closes, c'est la période d'étouffement. On carbonise donc la charge introduite en 72 heures, allure normale. Il va sans dire que les quantités d'air introduites dans le four diminuent depuis le commencement de l'opération jusqu'à l'instant de l'étouffement.

Dans le but de retirer le plus de noir possible, la carboni-