Annales des Mines (1856, série 5, volume 10) [Image 176]

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PIERRE OLLAIRE.

en a environ 8 p. 100 dans celle de Chiavenna. Il est

PIERRE OLLAIRE.

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Tantôt elles sont dirigées dans tous les sens, et la

en grains très-fins qui forment de petites veines.

chlorite ollaire est compacte ; tantôt elles sont orientées

Le fer oxydulé peut aussi être titane, comme dans la pierre ollaire de Drontheim. La pyrite de fer est plus rare dans la pierre ollaire ,

suivant une direction, et alors la roche prend une

et, de plus, elle est accidentelle. Cependant j'en ai observé de petits cubes dans celle de Chiavenna. Quand on traite la pierre ollaire par l'acide chlorhydrique, elle fait souvent effervescence; mais quelquefois elle dégage aussi de l'hydrogène sulfuré. C'est ce qu'il est facile de constater pour les pierres ollaires de

Chiavenna et surtout de Kvikne. Elles doivent donc contenir un sulfure autre que la pyrite de fer, et l'on y trouve, en effet, un peu de pyrite magnétique. Enfin, Wiegleb a signalé du fluor dans la pierre ollaire ; mais sa présence est accidentelle et tient vraisemblablement à un peu de mica.

structure schistoïde. Dans ce dernier cas, elle se laisse facilement débiter en dalles, comme celle des ÉtatsUnis et du Canada. La chlorite ollaire est un peu plus dure que le talc; mais, par cela même, elle peut se tourner en objets plus minces et plus délicats. En outre , elle prend assez bien

le poli, ce qui n'a généralement pas lieu pour les autres pierres ollaires, desquelles cette propriété peut déjà servir à la distinguer. Sa perte au feu est supérieure à 6 et inférieure à 15 P. 100. Elle s'attaque toujours très-fortement et quelquefois même complétement par les acides. J'ai constaté, en effet, que la chlorite ollaire de Potton est entièrement

Si nous recherchons maintenant quelle est la

décomposée et qu'elle laisse un résidu de silice de

composition minéralogique de la pierre ollaire , nous trouvons qu'elle est assez variée, et il est facile de s'en rendre compte en jetant les yeux sur les analyses précédentes qui diffèrent beaucoup entre elles.

5o p. 100. Celle de Drontheim donne dans les mêmes circonstances un résidu de 57 p. 100. L'attaque sera

Je distinguerai trois variétés de pierre ollaire II. Talc ou stéatite ollaire. I. Chlorite ollaire. I.Chlorite ollaire.

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III. Pierre ollaire proprement dite. La chlorite ollaire est presque entièrement formée de chlorite. Elle présente ordinairement une couleur verte ou noirâtre. Quand on l'examine dans la cassure fraîche ou sur une face polie, on y distingue une mul-

titude de lamelles de chlorite, qui ont une couleur d'autant plus foncée qu'elles sont plus riches en fer. La longueur de ces lamelles est souvent de plusieurs millimètres; mais elles peuvent aussi être microscopiques.

d'autant plus complète que la pierre ollaire renfermera plus de chlorite ; car cette chlorite est habituellement riche en fer et par suite elle se décoMpose facilement par les acides.

Les analyses I et II font connaître deux chlorites ollaires. Leur composition est comprise entre celle du ripido-

lithe et de la chlorite (1). Elle se rapproche beaucoup

de celle de la chlorite, et si leur teneur en silice est un peu plus faible, cela tient sans doute à un mélange, notamment à la présence du fer oxydulé. (i) Harnmelsberg. Handworterbuch, der chernischen der Mineralogie, p. 55.

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