Annales des Mines (1855, série 5, volume 7) [Image 301]

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BULLETIN.

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APPLICATION DU TÉLÉGRAPHE DE M. BONNELLI

la direction du train, et que le mécanicien de la machine fixe peut ainsi suivre tous ses mouvements. Depuis, M. Tyer a imaginé et appliqué en Angleterre une disposition qui résout assez bien le problème par les trains remorqués par des locomotives. Elle est fondée sur la fermeture d'un circuit par la flexion qu'éprouvent les rails au passage des véhicules, et surtout des locomotives (*). Au reste, il est difficile de voir dans cette faculté de correspondance entre les stations et les trains, quels que soient les détails d'exécu-

tion, une garantie bien sérieuse. On peut, sans doute, concevoir quelques circonstances dans lesquelles il serait possible

d'en tirer parti; par exemple, la station avertie qu'un train déjà expédié est retardé ou arrêté, retiendrait le train suivant. Mais il faut toujours en venir, en définitive, à la considération de deux ou plusieurs trains lancés en même temps entre deux

stations, et soumis à toutes les chances qui affectent leur marche; et il faut bien dès lors que ces trains suffisent, par eux-mêmes et par les signaux de la voie, à assurer leur sécurité mutuelle, sans la participation des stations, à moins de partir du principe indiqué plus haut (10). Mais alors un train ne

devant être expédié que quand le train précédent a atteint la

station d'aval, l'avis expédié directement par celle-ci, au moyen du télégraphe ordinaire, est à la fois bien plus simple et au moins aussi sûr que les indications données successive-

ment par le train lui-même. La correspondance des trains avec la station n'introduit donc pas d'éléments de sûreté bien réels. Il en serait tout autrement d'uue correspondance infaillible des trains entre eux,

On a proposé dans ce but diverses dispositions fondées, comme le système Bonelli , sur l'emploi des courants électriques; mais leur moindre inconvénient est une extrême com-

plication, et toutes sont restées à l'état de projet. On peut citer, comme une des plus ingénieuses, la combinaison imaginée par M. Achard, et décrite dans le journal l'Ingénieur, année 1855, p. 545. (*) Voyez les Rapports du Jury de l'exposition universelle de

1855.

I" classe.

BULLETIN. PREMIER SEMESTRE 1855.

sur l'importation et l'exportation du fer, ainsi que du charbon minéral, dans le Royaume-uni pendant les années 1853 et 1854. Un document officiel, publié par ordre de la chambre des communes, donne, le relevé des importations et des exportations du fer dans le Royaume-Uni pendant les années 1853 et 8511.

Ce document, qui paraît tous les deux ans, se compose de huit tableaux contenant des renseignements statistiques précieux sur le commerce du fer entre le Royaume-Uni et toutes les nations du monde. Nous allons reproduire une partie de ces tableaux, comme nous avons publié déjà ceux relatifs à l'année i.852

Les tableaux n" I, II, III et IV, qu'on trouvera à la fin de cette notice (p. 590, 591, 592 et 595), font connaître avec détail quelles sont les quantités de fer étranger qui ont été importées ou réexportées par l'Angleterre en 1855 et en ,85Li. 11 est facile de voir d'après ces tableaux que, de tous les pro-

duits fabriqués à l'étranger, le fer en barres est le seul qui trouve quelque débouché dans la Grande-Bretagne. Le marché anglais en a reçu en i.8511, Ai.7115 tonnes y compris L1.51i des-

tinées à la réexportation. Relativement à i853, c'est une différence en moins de 6,050 tonnes, causée principalement par la diminution forcée des envois de la Russie, qui s'élevaient à

5,79 tonnes en 1853. On sait, en effet que c'est, après la Suède, l'Empire Russe qui fournit à l'Angleterre la plus grande partie des fers aciéreux qu'elle emploie. Quant aux aciers bruts étrangers, ils n'entrent que pour une

proportion insignifiante dans la consommation intérieure, (1)

Voir Annales des mines,

Tolu VII, 1855.

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série, t. V, p. 621.

Fer.