Annales des Mines (1852, série 5, volume 2) [Image 98]

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AU LABORATOIRE DE MARSEILLE.

ANALYSES BUTES

Le fer est aussi dissous à l'état de protoxyde, et l'on a supposé qu'il était au même état dans le résidu non attaqué. La dissolution ne renferme d'ailleurs pas de trace d'alcali. Quant au résidu insoluble, il peut également être représenté par un mélange d'albite et d'amphibole: mais cette dernière substance s'y trouve en proportion

beaucoup plus considérable que dans la roche de la Garde. C'est du reste ce que l'on pouvait prévoir d'après les caractères minéralogiques du mélaphyre des Adrets,

et d'après l'action que la chaleur exerce sur lui. Sa composition peut par conséquent être représentée ainsi qu'il suit : Eau.

o,o16

Péridot. .

.

.

. .

.

0,172 0,068

0,445 Protoxyde de fer. 0,122

0,0893 . 0,0317 0,0278

et amygdaloïdes que l'on trouve si abondamment dans l'Estérel, et, sur le littoral des Maures, à Saint-Vincentde-Carquairane. Ces dernières, que l'on a désignées sous les noms de mélaphyres , de spilites , de trapps , etc., et auxquelles on supposait une grande variété de composition, tout en les regardant comme essentiellement pyroxéniques , sont au contraire, d'après les analyses qui précèdent, des roches albitiques , dont la composition est très-simple et à peu près constante. L'amphi-

bole et le pyroxène, qui s'y trouvent quelquefois en proportions peu considérables, doivent probablement être regardés comme minéraux accidentels, de même que le quartz et le carbonate de chaux ; et la pâte de la

roche est uniquement formée d'albite colorée par

oxygène.

Silice Alumine.

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.

.

0,045 0,0126 ("868 o,o38 0,01117 (Silice 0,171 0,44888 .. . 4_2 Albite... . 0,248,, Alumine.. . 0,048 0,022Lt . . 3 ( Soude . 0,029 0,00711 . . Silice 0065 0,0857 . . 9 Alumine. . . . . 0,038 0,0477 Amphibole. 0,283 Protoxyde de fer 0,036 0,0082 0,0382 Lt 0,992 Chaux 0,0411 0,0123

Chaux. Magnésie

Ce mélaphyre forme un mamelon isolé près du hameau des Adrets, sur la route de Fréjus à Cannes : il est souvent désigné dans les collections sous les noms d'amphibolite ou de diorite. On trouve une roche semblable à la Colle-Noire de Carquairane , entre Toulon et Hyères.

Les mélaphyres de la Garde et des Adrets n'ont d'ailleurs, comme on le voit, qu'un gisement très-restreint , et ils ne doivent pas être considérés comme appartenant à la même classe que les roches porphyroïdes

l'oxyde de fer.

Les amphibolites ou diorites , tels que ceux de la Garde , des Adrets et de la Colle-Noire, forment une

autre classe de roches éruptives bien distincte des mélaphyres proprement dits, avec lesquels on les a souvent confondus à tort. Ils sont d'origine plus récente et présentent une composition toute différente : ce sont des roches qui contiennent, comme éléments essentiels, de l'albite, du péridot et de l'amphibole, ou au moins les deux premiers de ces minéraux.

Ces amphibolites ne forment que quelques petits mamelons au milieu des grès bigarrés, qui ne paraissent avoir éprouvé au contact ni altération ni dérangement.

Les mélaphyres albitiques au contraire occupent des surfaces considérables ; et l'on trouve, sur beaucoup de points, des preuves de l'action qu'ils ont exercée sur les terrains stratifiés. F. Spilite d'Aspre-les-Corps.

Il serait sans doute intéressant de comparer, sous le