Annales des Mines (1851, série 4, volume 20) [Image 325]

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Disposition des ateliers

de dissolution et d'extraction.

TRAITEMENT DES SCRISTES CUIVREUX

ges, et on y suivra facilement les opérations qui nous restent à décrire. La matte chlorurée est emmagasinée clans une

chambre m au deuxième étage; de là part un

chemin de ferf,f' sur lequel roulent des wagons c portant les tonneaux qu'on a remplis au magasin. La plate-forme p,p' de ces wagons arrive juste au niveau des barres a,a..., sur lesquelles viennent rouler les roues r, r' adaptées à la partie inférieure des tonneaux. Les barres en bois a, cl reposent d'ailleurs sur les longrines B,B rattachées à la charpente générale indiquée/1'g. 1. D'un autre côté, dans les bassins 1,1, se forme une dissolution de sel marin. Le sel dissout à chaud dans le bassin supérieur, passe dans le second, pour y prendre définitivement le degré de concentration et la température nécessaires à son usage ultérieur. Au volumètre de Gay-Lussac cette dissolution marque 8o° ; elle

renferme environ 25 à 27 p. ioo de sel marin. Sa température est 400 R. ; mais pour dissoudre le sel dans le bassin supérieur I, on emploie de l'eau à la température de 12 OU 150 seulement. La dissolution saline ainsi préparée arrive par le conduit bA dans une rigole qui se prolonge audessus de tous les tonneaux A,A pleins de matte grillée. Cette rigole, en bois, est percée de trous munis de robinets qui permettent de faire arriver la dissolution dans tel tonneau que l'on veut. Le

fond de ces tonneaux est construit ainsi qu'il suit : sur un premier plancher, qui ferme les tonneaux par le bas, on dispose une couronne de bois an-dessus de laquelle on fixe une planche circulaire percée de trous et servant, pour ainsi dire, de tamis aux eaux venant du dessus; mais on n'ar-

DU MANSFEL D.

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rêterait ainsi que les grains un peu grossiers entraînés par les eaux. Pour arrêter aussi les poussières, on dispose encore au-dessus de la planche à trous, un disque de toile qu'on fixe sur le pourtour au moyen d'un anneau en bois. Au-dessus encore, on place des petits copeaux de bois sur une

hauteur de to à 12 centimètres. Tout cela forme un filtre à la suite duquel les eaux salées qui ont dissous le chlorure d'argent des mattes sont assez claires pour qu'on les laisse sortir par des robinets adaptés aux tonneaux, au - dessous de la couronne de bois inférieure. Ces eaux se rendent dans des conduits qui les amènent aux cuves de précipitation N, 0, 0', R, R', disposées en cas-

cades les unes au-dessous des autres. La première N est destinée à répéter le filtrage des eaux : elle n'a pas de filtre au-dessus de son fond, mais les

eaux y arrivent par un tuyau qui descend jusqu'au fond, tandis qu'elles en sortent par un robinet placé à la partie supérieure. De cette manière, les eaux avant de quitter cette caisse y déposent leurs dernières impuretés, pendant le trajet du fond à la surface. Les deux caisses ou tonnes O, 0' ont des filtres comme celui décrit plus haut; au-dessus des copeaux de Lois, on place une couche de 6 à 7 centimètres de cuivre de cément, destiné à précipiter l'argent de la dissolution saline. Cet argent se rassemble en couche au- dessus du cuivre ; on l'enlève quand l'épaisseur de la couche atteint 4 à 5 centimètres. Les eaux sortant de 0 et 0' sont alors chargées de chlorure de cuivre. C'est à la précipitation du cuivre que servent enfin les dernières caisses

R et R'. Pour cela , on dispose dans ces caisses,

au-dessus du filtre, de la ferraille.

1.4e cuivre