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Annales des Mines (1836, série 3, volume 10)

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NOTICE GÉOLOGIQUE

les quatre, ce qui sera le plus sûr, nous aurons pour Santiago la hauteur de 1.9 o,o7 pieds audessus du niveau de la mer. Le plateau de Maïpo

a une étendue considérable vers le sud, et l'on peut dire que , abstraction faite des collines qui se prolongent à l'ouest près de Rancagua , il s'étend au delà de Chillan. Vers le nord, à peu près à huit lieues de la capitale, le plateau se trouve coupé par une série de chaînes de montagnes, qui viennent autant de l'est que de l'ouest, et parmi lesquelles se trouve la pente de Chacaburo, célèbre dans l'histoire de la république par la première victoire de l'armée argentine sur les Espagnols.

Cette montagne sépare la Vallée de Colina de celle d'Aconcagua , si fertile et si bien cultivée. A l'est , s'étend la majestueuse chaîne de montagnes dont le sommet inégal est presque toute l'année couvert de neige. Vers le nord se détache la montagne de Pirarugua ou le volcan d'Aconcagua , qui, d'après le capitaine Fitzroy

de la Beagle, a une élévation de 2:3.000 pieds, et,

dans cette supposition, est beaucoup plus haute que le Chimborazo. A l'ouest, le plateau a pour limite la chaîne de

rochers granitiques et porphyriques de S anFrancisco-del-Monte, Pudagiiel y Bustamante, dans lesquels on trouve des veines de pyrites aurifères, d'oxidule de fer, de cuivre carbonaté, et d'un calcaire bleu qui se calcine pour la construction des bâtiments de Santiago. Cette chaîne se réunit à celle de Quillota et à celle d' Aconcagua, et, suivant la direction du nord au sud, elle se confond avec un des rameaux de la chaîne centrale de montagnes au sud de Coquimbo. La largeur de cette plaine est de 8 à 9 lieues, prises

nal depuis Apoquindo jusqu'au pied de la pente de Prado. Les deux rivières qui traversent cette plaine et qui arrosent ces campagnes, sont le Mapocho, qui divise la ville, et le Mei)°, éloigné de 6 lieues SUR SANTIAGO DE CHILE.

vers le sud, lesquelles se réunissent au-dessous de San-Francisco-del-Monte, et se jettent dans la mer près du pont de San-Antonio. Les montagnes contiguës à Santiago, et qui forment pour ainsi dire les quatrièmes gradins de la chaîne centrale, sont le rocher isolé de SainteLucie, dont le pied commence à se peupler, le rocher de San-Christobal, au N.-N.-E. ,etSantoDomingo , au N., tous les deux situés sur le côté

opposé de la rivière. Le premier a au-dessus de la ville une élévation de 200 pieds; il est composé à sa partie supérieure de prismes de basalte à cinq, à six, et même à huit fàces, et de grands morceaux d'une forme irrégulière ; ils se trouvent comme dégagés sur les flancs du rocher. Les prisnies, réunis en groupes, sont accolés par une ou plusieurs de leurs faces, tellement qu'ils présentent l'aspect d'un escalier presque régulier dans une direction de l'est à l'ouest. Ce basalte a une couleur grise, se raie trèsfacilement, est compacte et tenace, et, traité au chalumeau, donne un émail gris. Il renferme de petits cristaux de pyroxène. Il se décompose, et alors présente la forme sphéroïde , en se délitant tour à tour en couches minces, qui se convertissent

en une poussière rude, d'une couleur verdâtre, due assurément au pyroxène qui se présente alors

plus visiblement. Il a pour base la dolérite porphyrique, d'une couleur verte foncée, comme on peut le voir au pied du rocher, du côté de l'est. Dans ce