Annales des Mines (1846, série 4, volume 10) [Image 171]

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342 MINES ET FONDERIES cueillir, avec indulgence, la formule suivante que je vais tâcher de justifier. J'ai fait remarquer précédemment entre quelles étroites limites Som comprises les distances qu'un homme peut journellement parcourir, sous charge, dans des conditions extrêmement variées, empruntées à la totalité des exemples que j'ai pu recueillir. Mais, chose remarquable, cette constance du chemin parcouru journellement, par un homme, paraît persister bien au delà des limites de pente de 00 à 45° qui figurent dans les exemples cités, à tel point qu'il semble légitime de supposer ce parcours indépendant du degré, d'inclinaison du chemin. Je trouve en effet cette distance est encore sensiblement: la même.pour une pente .de 900, c'est-à-dire pour un homme grimpant le long d'une échelle verticale. Ainsi, l'on sait que M. l'officier du génie Coique-

guet a mis en pratique ce principe de Coulomb qu'un homme montant à vide- et dont on emploie comme moteur le poids descendant, produit le maxi m u ru d'effet utile.L'homme s'élevaitau:rnoyen d'une échelle à 85° de' pente (Atlas de Sganzin,

Pl. XXI).

dans ce travail , chaque manuvre élevait journellement 310 fois, à la hauteur de 13 mètres, le poids de son corps (7o kilogrammes environ), c'est-à-dire que le chemin parcouru , sous charge réduite à zéro, il est vrai , était de 4.o6o mètres. D'autre part, l'exemple de la mine du Breuil donné ,

par M. Gervoy, , autorise à admettre que, sur un chemin du niveau et sous une charge de ,7o kilog. ItJfirol ,,ltshOg (tg environ, un homme ne parcourt pas plus de 4.320 mètres. De sorte que, d'après ces deux exemples

DU MIDI DE L'ESPAGNE.

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extrêmes, on est porté à supposer que, pour des pentes variant de o à go°, le chemin parcouru reste sensiblement le même, 4.200 mètres environ, mais que la charge varie de 7o à o kil. Il suffit d'admettre que cette variation doit être régulière et en raison inverse de la pente of., pour arriver à établir

comme mesure de l'effet utile d'un porteur à dos une expression de la forme : 4.200 mèt. x 70 kil. cos u. Or, si l'on essaye cette formule pour les cas intermédiaires d'une pente de 45°, on trouve 49 environ pour la charge correspondante; et comme cette donnée est d'accord avec les conditions de travail de la mine Quantin, citée par M. Gervoy, j'ose proposer la formule 4.200 mèt. x 70 kil. cos 'of . comme expression générale à laquelle on peut rapporter les différents transports à dos dont on aura des exemples , pour comparer ces exemples entre eux.

Cette formule pourra servir, en même temps, à établir à priori l'effet utile qu'on doit attendre d'un porteur à dos, dans une Circonstance donnée. Il suffira , pour lui donner toute la généralité désirable, d'y introduire les coefficients o,4o, o,6o et 1,00 suivant que l'âge des porteurs sera compris

entre io et 15 ans, entre 15 et 18 ou 18 et 22 et au-dessus.

Enfin, il pourra être utile de vérifier si les charges données par notre formule, pour les différents degrés d'inclinaison, ne sont pas en effet celles qui correspondent au maximum d'effet utile à obtenir d'un porteur. Relativement aux travaux souterrains du midi

Extraction.