Annales des Mines (1846, série 4, volume 10) [Image 170]

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34° MINES ET FONDERIES Je regrette de n'avoir pu recueillir que des

données incomplètes relativement au transport à dos, et, à l'occasion, des observations à ce sujet sont à recommander; car ce genre de travail est si peu déterminé encore, qu'on n'est pas même d'accord sur la manière de le mesurer. Ainsi M. Combes (I) paraît faire abstraction du Chemin parcouru , pour ne considérer que la hauteur à laquelle la charge est élevée, bien que dans l'un des deux exemples qu'il donne, plus du tiers du chemin parcouru soit horizontal. M. Gervoy, comme on l'a vi, ne tient compte, au contraire, que du développement du parcours, abstraction Lite deses pentes. Enfin M. Burat (2) semble adopter tantôt l'un, tantôt l'autre mode d'appréciation ; car c'est assurément , en ne tenant compte que de la hauteur, qu'il .n'a que 48 kilogr. transportés à kilom., pour l'effet utile des enfants de dix à quatorze ans dans les mines de lignite des Bouches-duRhône, tandis qu'il fait abstraction de cette hauteur en reproduisant dans la même page les chiffres de M. Gervoy., lesquels varient de 192 à 304 kilogr. transportés à. i kilomètre. Le rapprochement de ces différents nombres, fait par l'auteur de la Géologie appliquée, semble avoir pour but d'établir que l'effet utile des enfants est compris entre le 1/4 et le 1/6 de l'effet utile des hommes. Mais cette conséquence serait mal fondée, parce que les quantités que l'on compare ne sont pas homogènes. On a vu d'ailleurs que des renseignements puisés à la même 1

Traité de l'Exploitation des mines, t. III, p. 3. Géologie appliquée, p. 405.

DU MIDI DE L'ESPAGNE.

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source, donnent, pour ce rapport, 25/63, c'est-àdire 2/5.

L'appréciation comparative tic l'effet utile des

porteurs à dos est peut-être plus impraticable encore dans le système qui consiste à ne tenir compte que de la hauteur à laquelle là charge est élevée, car, dans ce cas, il arrive que, par suite des sujétions propres à ce genre de travail , la mesure

qu'on obtient est d'autant plus grande que la quantité de minerai transportée est plus petite.

C'est .au point que l'effet utile se trouve réduit à 'zéro pour des chemins de niveau. Cette dernière circonstance s'accorde d'ailleurs avec la manière ordinaire d'apprécier le travail mécanique. Poncelet, par exemple, dit positivement que, sous le point de vue purement mécanique , mouvoir un fardeau horizontalement n'est pas travailler. Mais le praticien ne saurait admettre une manière de voir aussi abstraite. Pour le praticien, travailler c'est produire un effet utile , en luttant contre une résistance. Partant de là , on a peine à comprendre que l'effet utile du portage à dos ne soit pas susceptible d'être exprimé par une formule unique applicable à toutes les pentes praticables , tans en excepter la moins malaisée à gravir,

la pente de 00; celle qui permet de déplacer la plus grande masse de matières, en. un temps donné. Quoi qu'il en soit, il est incontestable qu'il se-

rait commode d'avoir une mesure à laquelle on puisse rapporter toutes les circonstances possibles du portage à dos , pour juger si les exemples qu'on peut avoir à considérer correspondent à .un travail bon ou mauvais. Cette convenance d'une part , et , de l'autre, le Formule relaau portage -défaut d'accord des auteurs à ce sujet,live feront ac-ii dos.