Annales des Mines (1841, série 3, volume 20) [Image 379]

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CIRCULATRËS.

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certitude qu'elles n'ont subi, pendant l'épreuve, aucune

CIRCULAIRES

altération qui puisse compromettre leur solidité, et qu'elles

n'ont accusé, par aucun signe apparent, un défaut de

Adressées à MM. les Préfets et à MM. les Ingénieurs des mines (1).

résistance.

Des dangers pourraient exister si lès bouilleurs n'étaient mis en communication avec le corps principal de la chau-

dière que par d'étroites tubulures, si ces tubulures se trouvaient adaptées ailleurs que sur le dôme des bouil-

leurs , ou même si elles étaient placées trop loin des points Paris , le 24 juillet 1841.

Monsieur le préfet, des accidents survenus sur des bateaux à vapeur ont fait connaître de plus en plus combien il est essentiel. de s'assurer, avant de délivrer des permis de navigation, que les chaudières employées ont été soumises aux épreuves et qu'elles ne présentent aucune cause particulière de danger. Les règlements n'ont pu s'occuper que des conditions générales de sûreté qui doivent être,prescrites. Il appartient aux commissions de surveillance instituées en vertu de

l'ordonnance royale du 2 avril 1823 d'examiner, dans chaque cas particulier, si le mécanisme dont on se propose

de faire usage n'offre, dans sa construction, dans la disposition de ses parties, rien qui soit de nature à inspirer des inquiétudes sérieuses. L'ordonnance du 25 mai 1828 a interdit d'employer sur les bateaux des chaudières, tubes bouilleurs, qui n'auraient point été éprouvés par la pompe de pression. Il n'y a d'ex-

ception que pour les chaudières destinées à fonctionner sous une pression très-basse qui ne doit point dépasser une atmosphère et demie. L'épreuve est nécessaire pour constater si l'appareil sera en état de résister à la tension de la vapeur : elle doit précéder tout essai de bateau. Les chaudières à faces planes et à larges tubes intérieurs, dont on se sert communément dans les machines adoptées

pour la navigation, ne peuvent résister à une forte pression interne qu'au moyen d'armatures convenablement disposées : on ne saurait mettre trop d'attention à les éprou-

ver. Il faut, avant d'en autoriser l'emploi, avoir acquis la (s) C'est par erreur que la circulaire insérée au tome XIX ,

page 82o, porte la date du 15 mai 1841 , il faut lire 3o mars.

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qui reçoivent l'action du foyer. Par suite de la viscosité de l'eau ou des oscillations du bateau, il peut se former, dans ces circonstances, à la partie supérieure des bouilleurs , des espaces Vides d'eau et remplis de vapeur ; les pa-

rois peuvent ainsi être facilement sur-échauffées, le métal qui les compose perd alors une grande partie de sa ténacité, et le retour de l'eau sur ces parois peut déterminer une explosion en donnant tout à coup naissance à une trèsgrande quantité de vapeur. Quelquefois on emploie du mastic ferrugineux dans les assemblages qui joignent le réservoir au générateur à vapeur. Cet emploi a de graves inconvénients, principalement dans les chaudières des bateaux à vapeur, où les tubulures de communication doivent , ainsi que je l'observais cidessus, être très-larges. L'adhérence que produit le mastic ne saurait être exactement appréciée ; elle varie suivant le mode d'après lequel il est fait et appliqué ; le temps, une foule de circonstances accidentelles peuvent y apporter des modifications. Ces sortes de joints pourraient donc avoir résisté à la pression d'épreuve faite à froid, et cependant céder plus tard sous une pression moindre quand l'appareil fonctionne, soit parce- que le mastic aurait perdu de sa consistance par la chaleur, soit parce qu'il s'altère rapidement, soit parce qu'il est exposé à se briser par le choc et .par les changements de température. Les parties des chaudières des appareils à vapeur placées à bord des bateaux doivent toujours être réunies au moyen de rivets ou d'armatures d'une force suffisante; si on peut employer le mastic ferrugineux, ce ne doit être que pour remplir les interstices des joints, pour prévenir les fuites d'eau. On ne saurait compter sur son efficacité pour empêcher les pièces entre lesquelles il est interposé, de se disjoindre.

Il présente même, quand il sert uniquement à garnir