Annales des Mines (1901, série 9, volume 20) [Image 100]

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NOTE SUR CERTAINES CAUSES SPECIALES

DE FATIGUE DES CABLES D'EXTRACTION

eu à pourvoir comme ceux qui les ont précédés à la descente de lourdes Cordées de terre et d'eau. Les résultats des essais effectués sur ces deux câbles sont consignés dans le tableau ci-dessous.

DISTANCE OU MILIEU DES ÉPROUVETTES

PREMIER

CABLE

(s'enroiilant en sens inverse sur la bobine et la molette)

DEUXIÈME CABLE

(s'enroulant dans le même sens sur la bobine et la molette)

A PARTIR DE LA PATTE

(longueur des

éprou-

vettes : 5 mèlres)

2", 50 25 125 225 275 325 375 425 525 025 (.50 675 700 715 720 740 700 775 705

RÉSISTANCE

RÉSISTANCE

RÉSISTANCE

TOTALE

PAR CM^

TOTALE

43.850 44.080 41.380 41.470 44.210 42.880 48.360 44.220 45.715 43.855 43.995 44.525 48.420 51.070 53.060 57.410 05.020 06 535 7 'i.80O

608 634 608,5 584 582 579,5 568 536 462 430 398 385,5 410 432 424 413 464 448 500

44.080 38.145 47.925 50.095 45.135 41.060 42.700 48.305 46.120 48.920 40.205 51.000 53.510 60.895 58.220 07.630 05.975 72.850 06.780

RÉSISTANCE PAII C\l2

024 529 630 640 586 514 508 514 450 411 410 393 380 405 38H 447 423 455 402

Nous avons également reporté ces résultats sur la Planche IV ci-jointe [diagrammes n os 3 (') et 4] : la comparaison des différents diagrammes de cette planche montre bien nettement que, si les deux nouveaux câbles ont subi à la partie haute des fatigues moindres que ceux qui les ont précédés, ils ont néanmoins éprouvé tout comme eux, avec un peu moins d'intensité il est vrai, une fatigue incomparablement plus forte dans cette partie (pie dans (*) Le diagramme n° 3 se rapporte, comme le diagramme ri" 1. au câble de dessous, c'est-à-dire à celui qui subissait des enroulements en sens inverse sur la molette et sur la bobine; il n'est pas sans intérêt île faire remarquer que ces deux cables accusent, au voisinage de l'enlevage, une résistance notablement inférieure à celle de leurs deux câbles jumeaux.

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toutes les autres ; pour mettre ce résultat plus nettement en évidence encore, en éliminant partiellement les il régularités auxquelles donnent lieu, dans ces diagrammes, soit telle circonstance spéciale de l'essai, soit telle particularité locale de l'éprouvette essayée, nous avons tracé en traits pointillés le diagramme 5 figurant les ordonnées moyennes des trois diagrammes 2, 3 et 4 ; nous avons d'ailleurs reporté à côté et avec la même échelle la courbe figurant 7 fois (*) la charge supportée par ces câbles en chacun de leurs points. La comparaison des ordonnées de chac un des diagrammes à l'ordonnée correspondante de cette courbe fait immédiatement connaître le coefficient de, sécurité sous lequel travaillait le câble en ce point (ou plus exactement le rapport de ce coefficient à 7) ; on voit ainsi que, pour les trois câbles qui ne se sont pas rompus, le coefficient de sécurité tombait, pour des points assez voisins de celui où le premier s'est rompu, aux chiffres de 4,3 — 4,6 — et 5 (moyenne 4,63). L'allure du diagramme 5 est très frappante; elle montre que, depuis la patte jusqu'à un certain point voisin de l'enlevage, la résistance totale, loin de croître comme la charge supportée par les câbles, restait presque constante ; dès lors, tandis que le coefficient de sécurité à la patte était resté voisin de 9, ce même coefficient dans la partie haute était tombé à 4,63, c'est-à-dire à un chiffre légèrement inférieur au coefficient minimum (4,66) sous lequel un câble peut, en vertu du règlement -type français relatif aux essais à la patte, continuer à travailler tout en assurant la circulation du personnel. Notons d ailleurs que ce même règlement exige l'interdiction de la circulation du personnel lorsque la résistance de la patte a diminué d'un tiers, et qu'au point considéré la

(*) Le chiffre 7 étant le coefficient de sécurité minimum fixé par le fèglement-type français pour les câbles à l'état neuf.