Annales des Mines (1888, série 8, volume 14) [Image 49]

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ÉTUDES MÉTALLURGIQUES.

ÉTUDES MÉTALLURGIQUES.

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comme celui des fontes pures, la fonte phosphoreuse attaquant et coupant les fils du couple à une température

inférieure. Ci-dessous le tableau des résultats

ESSAIS

Point critique

Point critique

III

II

Point critique

900 3 4

1.070-1.060

1.030 1.018

ari.2.3

Points critiques

Point critique

COI

894 891

698

917

1.040-1.050

910

1.012

900-910

785-79

Les points critiques II et III correspondent respectivement aux points I et II des fontes pures -et nous n'avons rien de nouveau à en dire, sinon que ces points sont tous deux abaissés par la présence du phosphore et que les points II et III, distincts au refroidissement, se confondent au chauffage en un seul point de position intermédiaire; mais ce dernier fait peut aussi se produire pour les fontes pures. Le phénomène qui correspond à la récalescence des aciers ne mérite pas« non plus de mention spéciale; sa position est sensiblement normale, c'est-à-dire la même que pour une fonte blanche pure : le phosphore n'a pas eu d'influence. Mais, en dehors de ces points critiques communs à d'autres échantillons, la fonte phosphoreuse en présente un, le point I, qui lui est spécial et apparaît vers 900 degrés. La cause de cette perturbation est connue, grâce à une curieuse expérience de M. Lencauchez (*).

  • ) Mém. de la Soc. des Ing. civils, mai 1887.

A7

ac1.2.3

815-82'

700-695 698

63,18 5,54 22,22 9,06

H CO

CHAUFFAGES

III-11

1

M. Lencauchez a chauffé 100 kilogrammes environ de

fonte de Longwy, en morceaux de 0"g,500 à 1 kilogramme, au rouge vif (fusion de l'argent) dans un mélange de . gaz réducteurs dont la composition à l'entrée était la suivante

REFROIDISSEMENTS

des

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Après cent heures de recuit, les morceaux de fonte avaient conservé leur forme primitive, mais ils avaient sué une multitude de petits grains sphériques, depuis la grosseur du plomb de chasse n"s 8 à 10 jusqu'à celle des chevrotines, et une partie de ces grains s'était réunie en

coulée dans le fond de la cornue en fonte sans y adhérer.

M. Lencauchez a bien voulu nous donner un échantillon de ces exsudations dont voici plusieurs analyses Petits grains sphériques.

1, échant. 2` échant.

C. dissous, p. 100. Graphite, Silicium, Phosphore,

. . .

.

.

.

4,24 0,75 0,82 5,45

Gros grains informes. échant.

trace

0,90 1,50

0,63 6,00

1,41 4,48

2" échant.

1,50 2,17 4,40

La fonte chargée contenait environ 3,50 de carbone total, 2,60 de silicium et 1,90 de phosphore p. 100. La composition des exsudations est celle d'une fonte appauvrie en carbone et en silicium, mais considérablement enrichie en phosphore. Le point critique _I est évidemment dû à la fusion (ou à la solidification) de cette fonte qui semble former un constituant indépendant dans le mélange complexe dont est formée la fonte essayée. Il est cependant douteux que les gouttelettes recueillies soient le constituant même qui fond à 900 degrés ; la -