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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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SUR LES MINES DE nouILLE

DE SAINT-GEORGES-CHATELAISON.

connaissances suffisantes en exploitation,le projet d'épuisement général fut abandonné. On se

à 172 mètres, et les ouvrages y furent su ccessiveinent fbncés..jusqu'à Plus de 250. On creusa trois nouveaux puits , savoir : ceux de Morat,

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contenta de labourer la tête de la couche sur

une longueur d'environ 600 mèt. , et 70 de plus grande profondeur. Vers la fin de l'année 1760, la compagnie se trou va au-dessous de ses af-

faires, d'une somme de 387,624 livres. Il est constant, d'après les journaux d'extraction comme d'après le procès-verbal dressé à cette

époque en vertu d'un arrêt du Conseil, par

M. Cessart , ingénieur des ponts et chaussées, que, depuis 25 ans, on n'avait extrait , année commune, que 52;400 boisseaux ( 84, oo o myriagrammes ) de houille, valant alors un peu.

moins de 13,000 livres.

Par une suite de l'intervention du Gouvernen-lent , la jouissance des mines, et la pro-, tant souterraines priété des constructions' qu'extérieures, et autres objets formant l'établissement, passèrent eni 1769 au sieur David. Le nouveau concessionnaire entreprit de rele-

ver l'exploitation par un percement de

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mètres de profondeur, sur les couches n`" 4 et n° 3, qui rie sont séparées entre elles que par un massif de rocher ayant seulement quelques mètres d'épaisseur. Ce percement fut nommé Puits Solitaire, et a eu par suite de très-grands succès.

En 1774, la compagnie Puissant Deslandes Lut mise au lieu et place de David moyennant la somme de 6o,000 livres. C'est de cette époque que date non pas la prospérité de l'entre-

prise des mines de Saint-Georges, mais une extraction fort considérable de combustible. La compagnie fit approfondir le puits Solitaire

t

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de Puissant,

e Beaujouin , sur le prolongement à l'Est de:la couche n°. 2, et immédiatement à la suite des travaux exécutés par la première. compagnie. Ces puits furent mis en

extraction dans le courant de 1775; mais le combustible n'y étant pas très-abondant, on n'y est point descendu au delà de 15o mètres. On fut dédommagé au puits Solitaire, où l'on rencontra deux amas de houille placés l'un

Côté de l'autre, et tellement considérables, que

l'exploitation n'en a été terminée qu'au bout de trente ans. Indépendamment de ces travaux, la compagnie 'fit successivement ouvrir trois autres puits, savoir : ceux de Constance, et des IIétons sur le prolongement oriental des couches

, n° 4 et n" 3, et celui du _Nord sur la

couche n 5 qui était absolument vierge. Mais le premier ne produisit rien, et le second fort peu de chose le troisième a fourni beaucoup de combustible. l'est avéré, d'après un Mémoire adressé àl'ari.7 cien Gouvernement par le sieurPauly, (Mémoire

qui fait actuellement partie des archives de la Direction générale des Mines),que ,jusqu'en septembre 1785, la compagnie Puissant Deslandes. avait extrait, année commune, environ 370,000 boisseaux (un peu plus de 5o,000 quintaux mét.) de houille, valant alors 148,000 liv.

Un produit brut aussi important n'empêcha point la compagnie de faire de mauvaises affaires. Elle dépensa plus de deux millions, rapport du sieur Panly, , pour rendre le Layon

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