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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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MASSIF DE LA CHARTREUSE. 439 le terrain néocomien, celui-ci par le gault et la craie, celle-ci enfin par la mollasse du vallon de Proveysieux ; et tous ces terrains sont en couches sensiblement parallèles. On doit en conclure qu'avant leur redressement et avant la fracture qui a déterminé la faille F', les couches de la mollasse et des poudingues de Proveysieux se raccordaient horizontalement avec celles de la mollasse de Voreppe et des poudingues de Pommiers, comme le calcaire N de la crête de Chalves et de la forêt de Ginieux se raccordait avec le même calcaire qui affleure à Voreppe même et sur le plateau de Raz. Ainsi la faille de Voreppe ne s'est produite que postérieurement au dépôt de la mollasse et des poudingues, qu'elle a ainsi séparés en deux lambeaux, l'un dans la vallée de Voreppe, l'autre dans celle de Proveysieux. On.peut estimer à environ deux mille mètres l'épaisseur totale des assises qui séparent le calcaire oxfordien de la base de l'Aiguille de Chalais d'avec les poudingues de Proveysieux, correspondant à ceux qui butent contre ce calcaire, à Voreppe : c'est donc à un chiffre voisin de celui-là que l'on peut évaluer la quantité dont les deux parties du sol ont dû glisser l'une par rapport à l'autre sur le plan de la fracture F', pour qu'il en résulte la faille avec les caractères qu'elle présente à Voreppe. Cette mesure du glissement est ce qu'on peut appeler la hauteur de la faille en ce point. Au pied de la faille de Voreppe nous trouvons : 1° une chaîne, en forme de voûte néoconienne, formant les plateaux rocheux de Raz et de Miribel, et coupée par la cluse du Crossey, entre Voironet Saint-Laurent-du-Pont, par celle de Chaille, entre le Pont-de-Beauvoisin et les Echelles ; 2° une vallée, de Voreppe aux Échelles, creusée dans la mollasse et les poudingues qui s'y rattachent, en couches légèrement inclinées vers l'est. En face de Saint-Laurent-du-Pont, la faille s'écarte un peu vers l'est et la mollasse se relève fortement à son pied, près de la porte de Fourvoirie (§ 220) : on voit alors apparaître de dessous elle, à cette porte même, une saillie de cal-