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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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CALCAIRE SACCHAROÏDE

DU GNEISS DES VOSGES.

ceux qui viennent d'être analysés, j'ai cependant

une variété de saute ou de malaeolithe, c'est-àdire comme un pyroxène à base de magnésie et de chaux avec un peu d'oxyde de fer; il est remarquable par sa dureté et par sa densité, qui sont très-faibles, par une certaine douceur au toucher, par sa grande teneur en eau, et enfin par sa petite teneur en chaux, qui est inférieure d'un tiers à

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obtenu une perte plus grande encore, qui était égale à 4,3o. J'avais d'abord pensé que ce minéral pourrait s'attaquer par les acides; ruais en employant l'acide sulfurique bouillant, j'ai obtenu un résidu de 75 pour ion, et par conséquent l'attaque avait été très-incomplète; en conséquence, j'ai eu recours au carbonate de potasse pour le décomposer.

J'ai trouvé qu'il contenait i,io d'alumine;

comme ses cristaux se sont généralement formés dans un calcaire, cette alumine ne saurait provenir du milieu dans lequel ils se sont développés : on doit donc la regarder, de même que dans les antres

pyroxènes, comme étant à l'état de combinaison et non à l'état de mélange : la teneur en silice du

saute, qui est plus élevée que celle de faugite, indique d'ailleurs que dans l'augite l'alumine se substitue à une certaine quantité de silice. Il importe d'observer que ce pyroxène n'est pas

riche en chaux, bien qu'il ait cristallisé dans du calcaire; d'un autre côté, il contient une quantité notable d'eau de combinaison; il me paraît donc probable, d'après les idées développées par M. Bischof, que la Chaux a été éliminée, tandis que de

l'eau et de la magnésie lui étaient substituées et entraient en combinaison dans le minéral par voie de pseudomorphose. il a la même teneur en silice et en oxyde de fer que le salite de Sala ana,lysé par H. Rose, quise -trouve également dans d u.eleaire saccharoïde (1); d'après sa forme, ses- clivagesmt 5a composition chimique, ce m inéraldoit donc être regardé cormne (1) Hausmann. Minéralogie, p. 478.

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celle du saute de Sala.

La pyrallolite de M. Nordenskïold (1), qui se trouve dans le calcaire saccharoïde de Storgard

en Finlande, a des angles qui diffèrent peu de

ceux du pyroxène, et sa composition chimique se rapproche d'ailleurs beaucoup de celle du saute du Chippal; toutefois sa densité est encore beaucoup plus petite, car elle est seulement de 2,57. Le pyroxène du Chippal est le plus souvent décomposé, et ses cristaux, qui s'égrènent entre les doigts, sont réunis et enveloppés par un ciment plus tendre et d'un vert plus foncé, dont les propriétés physiques rappellent la serpentine :ce ciment prend quelquefois une structure fibreuse, et il forme alors des veinules asbestiformes d'une vert clair comme le chrysotil. La structure asbestiforme s'observe toutefois dans plusieurs minéraux, et il m'a paru que ces veinules asbestiformes sont un peu plus compactes que celles du Chrysotil

je

pense donc qu'elles doivent être regardées comme un produit de décomposition et de sécrétion tel que celui qui a été trouvé par M. Coquarid dans le pyroxène de l'étang de Lherz (Pyrénées); ce dernier gisement a en effet la plus grande analogie avec celui du Chippal , et le pyroxène lherzolithe qui présente aussi divers degrés d'altération (I) Hausmann. Minéralogie, p. 454.