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RÉSUMÉ DES EXPLOSIONS

dans les moments de repos, et que l'on ve t ménager pour les besoins de la machine. Il eût été très-facile d'ailleurs (l'évite r les explosions qui ont eu lieu en 1849 et 185o. On peut s'en convaincre en se rappelant quelq ues-unes des circonstances qui ont été signalées dans chaque

EN 1849 ET 1850.

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miné des accidents qui ont causé la mort de cinq personnes et des blessures à sept autres. L'ingénieur en chef, secrétaire de la commission des machines à vapeur,

T. LORIEIJX.

cas particulier. N° 1. Au dock flottant de Marseille, les soupapes étaient surchargées, elles ne jouaient pas librement, elles ne pouvaient pas être soulevées même par une pression correspondante à l'excès de poids que l'on y avait placé. N° 9. Dans la filature de Saultzmatt, les appareils n'étaient pas permissionnés, on y faisait

usage de poids beaucoup trop lourds pour charger les soupapes.

Na 3. A l'hospice des aliénés de Blois, les

tuyaux de circulation d'eau, qui faisaient fonction de soupapes, étaient obstrués par la glace qui s'y

était formée. On aurait dû ne pas allumer le feu avant de s'être assuré que l'eau chaude avait une libre issue au dehors de la chaudière. Na 7. A Rouen, des réparations nombreuses et importantes ont été faites à une chaudière sans qu'il en ait été donné avis à l'administration; on a employé de la tôle de mauvaise qualité; après les réparations faites, la chaudière n'a été soumise à aucune épreuve. Enfin on a laissé manquer d'eau les chaudières désignées sous les n°' 5 et 6; on les a ensuite alimentées brusquement, lorsque les parois étaient rouges. Toutes ces négligences constituent des contra-

ventions aux dispositions de l'ordonnance .du 22 niai 1843 (art. 24, 3o et 71 ); elles ont déter-

La commission, après en avoir délibéré , a approuvé le projet de notice ci-dessus. L'inspecteur général des mines, président de la commission

L. CORDIER.