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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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ÉTUDES 582 successifs, sont destinés à tomber un jour en désuétude , au moins par rapport aux matières humides, pour être remplacés par le classement par voie de précipitation. Cette opinion repose sur deux faits:

d'abord sur l'imperfection et la lenteur des classements ordinaires, quand on a à opérer sur des matières humides comme la plupart des minerais métalliques ; ensuite sur cette circonstance bien digne d'attention que les imperfections principales des systèmes de lavage usités sembleraient devoir disparaître si. au lieu du classement par criblages successifs , on faisait usage du classement par voie de précipitation.

Examinons, en effet, d'abord ce qui se passé Défauts des appareils de lavage

ordinaires.

dans la caisse allemande, sur les tables dormantes et même sur les tables à secousses. A la caisse allemande ce sont précisément les plus gros grains métalliques qui sont entraînés le plus loin, avec la gangue pierreuse; ils se trouvent entraînés avec des grains beaucoup moins denses,

de forme variée 'et de moindre calibre pour la plupart ; tandis que les grains cle galène moyena et petits s'accumulent au haut de la caisse et se d& gagent à peu près complètement des parties stéri les. Il parait que, dans ce travail , les gros grains ne peuvent pas aussi aisément que les petits s'enraciner, pour ainsi dire, au milieu des sables qui forment la surface incessamment renouvelée de là masse à laver et que , présentant ainsi tout leur corps au Courant, ils sont incapables de lui résister:

ces gros grains sont donc entraînés au loin , précisément à cause de leur grosseur et malgré leur densité et la régularité de leur forme-. Au contraire,

parmi les grains moyens et petits, qui forMent la majeure partie de la tête de la caisse après lavage, on trouve une proportion très-notable de paillettes

583 et de poussières métalliques qui, dans une eau dorSUR LES PRÉPARATIONS MÉCANIQUES.

mante , resteraient en suspension trois ou quatre fois aussi longtemps que les grosses grenailles emportées par le courant. Ces parties fines semblent infiltrées dans la masse et retenues entre les grains par adhérence. Sur les tables dormantes (et aussi suries tables à secousses. mais à un degré moindre), même chose arrive pour les plus gros grains, qui partent les pre, galène après quartz, niais l'un aussi bien que l'autre, tandis que les poudres terreuses et

miers

les minces lamelles métalliques tiennent bon , en faisant corps, de manière à ne pas donner prise au courant. C'est pour remédier à ce défaut bien connu des Caisses et tables à courant d'eau qu'au Ha rz on lave sur un appareil particulier certains sables tins, trop

fins pour être criblés avec avantage, trop gros et trop uniformes pour ne pas rouler pêle-mêle sur les tables ordinaires. L'appareil est construit en

vue de rompre incessamment le courant pour

mettre obstacle à ce que son action a de nuisible à l'égard des parties métalliques grenues; il se compose d'un petit canal incliné de 8 à 9 centimètres par mètre, qui reçoit la matière et la verse sur une table de même pente. Le canal a 5 mètres environ de longueur sur c0,25 de largeur et la table 7 à 8 mètres de longueur sur r mètre de largeur. Le fond du canal est formé de tablettes à peu près horizontales qui donnent lieu , de o,50 én o,5o environ, à de petits ressauts de 4 à 5 centimètres, et la table est couverte d'une toile grossière. La matière répandue au haut du canal descend peu à peu les gradins dtreanal, sous l'impulsion d'un leger courant d'eau, laissant en route les plus gros grains lourds, elle arrive à la table»,