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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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ETUDES

minima. La différence qui était moyennement nulle par rapport à ces minima, quand il s'agissait d'eau salée comparée à l'eau douce , cette différence devient positive pour la dissolution de sulfate de zinc, et dépasse de i6 p. ioo le chiffre que

donne la formule. La même dissolution comparée

à l'eau salée présente encore une différence de o p. ioo entre les temps de chute observés et ceux que donnerait le calcul, bien que les deux liquides ne diffèrent pas sensiblement plus entre eux que l'eau salée ne différait de l'eau douce.

Lorsqu'au lieu de se borner à considérer les

substances communément associées dans les minerais métalliques on descend à la houille, c'està-dire à un minéral dont la densité se rapprocbe davantage de celle de nos liquides, la dissolution du sel marin elle-même cesse de satisfaire aux rapports de vitesse déduits de la formule, et, rela-

tivement à ce qui se passe clans l'eau douce, on observe, dans cette dissolution, des écarts bien autrement grands que ceux dont il vient d'être question. Dans ce cas, au lieu de 110 on a 216, moyennement; Enfin , la même houille flotte sur la dissolution de sulfate de zinc, ainsi qu'on devait s'y attendre, en consultant le raisonnement de préférence à la

formule, qui n'est évidemment plus applicable dans ces cas extrêmes. En effet , un corps abat]-

.

donné au milieu d'un fluide rencontre pour obsta-

cle à sa descente une force équivalente au poids du

volume du fluide déplacé par ce corps; pour que la formule pût être d'un usage général, il faudrait qu'elle contînt cet élément sous forme négative disposée de manière à pouvoir annuler l'exprèssion de la vitesse, lorsque la densité du fluide

devient égale à celle du corps.

569 Voilà donc une nouvelle lacune dans la formule théorique, lacune qui devrait être comblée si nous n'avions pas fait voir précédemment. que cette formulene peutpasêtre d'une utilité réelle dans la pratique. UR LES PRÉPARATIONS MÉCANIQUES.

Il est intéressant néanmoins d'avoir constaté que, pour le cas qui nous occupe et par rapport aux minerais métalliques, elle convient encore aux circonstances ordinaires des préparations mécaniques.

Si, revenant à l'ensemble des observations relatives à l'influence de la densité du liquide ambiant, on étudie les trois dernières colonnes du tableau re V au point de vue ch( rôle que la forme et le calibre des grains précipités peuvent jouer dans la précipitation, on se trouve porté à induire de nos observations

Que pour des corps sphériques de même densité la résistance due à la densité dn fluide est indépendante du calibre des grains. Nouvelle confirmation de la formule théorique. Au contraire pour quelques-uns des minéraux soumis à nos expériences, cette résistance paraît Croître sensiblement, non-seulement à mesure que la densité des corps précipités diminue, comme nous venons de le voir ci-dessus, niais en même temps et d'une manière plus prononcée encore à mesure que le calibre des grains devient moindre. Cette dernière relation entre la densité du fluide et le calibre des grains ne ressort régulière.

ment du tableau n° V que pour la galène et le quartz, mais plus particulièrement pour la _galène; tandis que des quatre séries de grains de pyrite mis en expérience, les trois premières ne se

sont nullement ressenties de l'influence dont il