.MTA0.MjY0OTg

De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
Aller à : navigation, rechercher

DESCRIPTION GÉOLOGIQUE

DE L'ÎLE DE JERSEY.-

même nature que les galets, analogue à celle du

de même nature que le précédent et situé aussi dans la syénite ; sa direction est de S. 37° 0. à

524

schiste argileux. M. Macculock emploie sur sa carte

la dénomination d' argillaceous -breccia , brèche argileuse. Toutefois quelques galets paraissent formés de grauwacke à grains fins ; d'autres, plus rares, sont de roche syénitique ou granitique où le feldspath paraît altéré. D'ailleurs il est sensible que les fragments des roches cristallines sont beau-

coup plus arrondis que les autres, et ils me paraissent établir pour ce poudingue un age postérieur soit au dépôt du grès d'Anne-Port, soit à l'éruption de la roche syénitique de Mont-la-Ville et de Gorey.

VII. Filons dans la syénite ; fractures postérieures au dépôt du schiste de Saint-Aubin.

1° A la presqu'île de Plémont, au Nord-Ouest de l'île, un peu au delà de la porte fortifiée qui ouvre sur l'isthme, la route est traversée par un filon déjà indiqué ci-dessus (note 2, p. 5o5). Ce filon, d'une épaisseur de 2 à 3 décimètres, traverse la syénite dans la direction de 0. 33° S. à E. 33°N.

A n'en juger que par l'aspect extérieur, la nature de ce filon serait identique à celle du schiste de Saint-Aubin ; et alors on pourrait croire qu'une fente préexistante dans la roche syénitique a été remplie par le dépôt de la roche argileuse; niais peut-être qu'un examen plus approfondi montrerait que la roche de ce filon est elle-même cristalline, et par conséquent éruptive. C'est probablement une roche amphibolique passée à l'état terreux. 2° En sortant de Saint-Hélier pour aller à Grouville , on voit dans la berge du chemin un filon

525

N. 37° E. Ce filon a environ 2 mètres de puissance.

3° Enfin, sans compter un filon semblable aux deux précédents qu'on voit affleurer le sol sur le Mont-de-la-Ville , au-dessous du glacis de la citadelle, il y en a un autre extrêmement remarquable dans ce même Mont-de-la-Fille. C'est un filon de mica en roche ( minette?) d'une puissance de près de 3 mètres, courant à peu près du Sud au Nord. Ce filon offre au mur et au toit une consistance médiocre et un aspect terreux. Il est au contraire fort dur au centre et sur le tiers environ de l'épaisseur totale. Dans cette partie centrale, les lames de mica sont d'un beau noir, au lieu qu'elles sont d'un brun marron de chaque côté. Il y a aussi dans les deux parties tendres du filon de petites niasses de mica, arrondies et comme testacées, qui sont peut-être une singularité au point de vue minéralogique. Il est d'ailleurs fort remarquable de trouver ainsi le mica en roche dans une île où cette substance fait en quelque sorte défaut à ses associations naturelles, y étant

presque constamment remplacée par l'amphibole.

4° Je terminerai par l'indication d'un fait qui ne nie parait pas sans importance. Les petites vallées qui sillonnent le plateau de l'île, celles du moins qui se dirigent au Sud et à l'Est, se déclarent à leur naissance par une brusque dépression du terrain, sur une largeur de 20 à 5o mètres, encaissée de chaque côté par deux berges de 2 à

3 mètres de hauteur, coupées d'une manière

abrupte dans le schiste que nous avons décrit dans

la baie de Saint-Aubin. On croit voir des traces de