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DESCRIPTION GÉOLOGIQUE

DE L'ÎLE DE JERSEY.

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other channel Islands. L'attention de l'auteur parait s'être portée principalement , comme le titre

l'annonce, sur Guernesey, ou plutôt même sur la petite île de Sercq. Aussi Jersey occupe-t-il peu

de place dans son mémoire. Il se borne à peu

près à y constater l'existence du schiste superposé à la syénite, et -celle d'un poudingue ou brèche argileuse, argillaceous breccict. De pl us, il marque une fois sur la carte un porphyre feldspathique,

hornstone porphyry. En 1817, M. Plees a publié un ouvrage historique et descriptif sur Jersey : An account of the islanci of Jersey. Dans le chapitre intitulé: mineralogy, M. Plees reproduit d'abord les indications données par M. Macculoch en les modifiant par quelques réflexions qui lui sont propres. Ensuite, il publie une note intéressante dans laquelle M. Knig, du musée britannique, s'étend sur la description des roches précédemment signalées et de plus fait connaître l'existence du porphyre argileux et de la roche amygdaloïde. J'ignore si d'autres travaux ont été publiés relativement à la géologie de Jersey, mais je crois pouvoir remarquer dès à présent qu'aucun de ces trois auteurs n'a mentionné le grès fort remarquable dont j'aurai à parler. D'ailleurs, sauf la superposition manifeste des schistes à la syénite, ils ont négligé de constater la situation relative des

roches, se bornant à les décrire S011s le point de vue minéralogique (1).

(1) Depuis la composition de mon travail, j'ai eu connaissance d'une note de M. Austen publiée dans le rapport sur le 19° congrès de l'association britannique : Noies on the geoiogy of channel Island by R. A. C. Austen. L'auteur y a principalement décrit l'île de Guernesey.

Syénites et porphyres quartzeux.

Toutes les dites de l'île au Nord-Ouest et au Nord, -depuis l'Étacq clans la paroisse de Saint Ouen', jusqu'aux belles carrières de Mont-Mado de la paroisse Saint-Jean , à l'Ouest de la pointe de Frémont , sont de roche syénitique. Ajoutons de suite que presque toujours le mica se présente conjointement avec l'amphibole. A Mont-Mado , la roche est d'un très-beau grain, à gros cristaux, très-dure, et toutefois se

taillant bien;, pouvant d'ailleurs s'obtenir en blocs de toute dimension ; aussi est-elle fort employée dans l'île et exportée pour l'Angleterre (I).

A la pointe de Piémont, au Nord-Ouest de file, le feldspath est plus rose qu'à Mont-Macho; mais à l'Est de Piémont, il y a dans la falaise une syénite d'un gris bleuâtre dont l'aspect et la struc-

ture rappellent absolument les granites de Flamanville et des îles Chauzey (n. 4 de la collection) (2). Elle offre d'une manière distincte : 1° feldspath rose pâle, c'est l'élément le plus abondant ; 2° feldspath blanc

3° quartz vitreux en forte proportion ; 4° cristaux d'amphibole; 5° quelques paillettes de mica très-noir (n° r de la collection déposée au collége de France). Au cap Frémont, voisin des carrières de Mout-31 ado, l'élément 2° ci-dessus a presque complétement disparu, ainsi que 4° et 5°. Aussi

laj.oche est-elle beaucoup plus rouge; elle est en même temps d'un grain plus serré n° 2. A la pointe de Plé.mont, on voit dans la syénite un filon de roche amphibolique altérée dans la direction de 0, 33° S. à E. 35° N. et d'une épaisseur d'environ o°,2. Cette singularité se reproduit dans d'autres parties de l'île,