Annales des Mines (1817, série 1, volume 2) [Image 4]

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SUR LA DÉTERMIXATION

termédiaire, on est bientôt arrêté par une difficulté très-grande, par un nouveau problème aussi difficile à résoudre que le premier; en effet, il faut nécessairement déterminer l'importance relative que l'on doit donner aux ca:ractères empruntés de l'analyse chimique, et ceux qui sont fournis par la cristallographie, en les employant simultanément. C'est, sinon pour résoudre entièrement cette question, du moins pour tenter de l'éclaircir, que j'ai entrepris les recherches dont je vais avoir l'honneur de rendre compte à l'Académie. Mais-, avant d'entrer dans le détail des expériences , il me paraît nécessaire, sur-tout d'après la divergence d'opinion que je viens d'indiquer, rela'de rappeler d'abord tout ce qui a été faitqu'on du problème, depuis tivement à la solution a commencé à s'en occuper. Il paraît que la première classification réguli.ère des minéraux, d'après leur analyse chimique , est due à Bergman il la publia, en., 782, dans son Manuel du ;Minéralogiste. On. reconnut alors généralement la supériorité des caractères tirés de la composition , sur les carac- là, tères extérieurs vagues employés jusque mais dont on a continué, il est vrai, de se servir, seulement pour diviser l'espèce en variétés. Depuis, il a paru divers systèmes fondés Phis -ou moins complétement sur la composition, et

où la méthode de Bergman a été modifiée

'd'après les connaissances chimiques successivement acquises.

Il se trouve cependant, dans tous ces systèmes , une longue série d'espèces, dont la .chimie ne peut établir la distinction que d'une

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DES ESP 'ÉCS MINÉRALES,

manière bien vague; ce sont les composés terreux, dont le nombre augmente journellement : mais M. Berzelius, dans la nouvelle classification qu'il a proposée en 1815 (1), est parvenu à les classer plus méthodiquement, en considérant plusieurs terres (oxides d'aluminium,' de silicium, etc. ) comme faisant fonction d'acide à l'égard des autres. Sa méthode est, sans contredit, la plus ingénieuse et la moins ,imparfaite de toutes celles qui ont été fondées

..sair.-.Panalyse chimique : sans doute de nouvelles

recherches éclairciront les points où elle laisse encore à désirer.; En général, dans toutes les méthodes où l'on considère la composition comme le caractère le plus important pour établir la ressemblance ou la différence des minéraux, l'espèce minérale se trouve définie une re'union de co7ps de

nzénze composition_ On ne peur-upenclant se dissimuler que, dans beaucoup de cas, les proportions des parties constituantes des minéraux étant variables, entre certaines limites qu'il est difficile de fixer, cette définition devient vague

et qu'on tombe dans l'arbitraire pour rapportez tel corps à telleeou telle espèce. Vers l'époque où Bergman s'occupait de la composition des minéraux pour ,parvenir à les classer' méthodiquement, Rome - Delisle, en comparant les cristaux d'une même substance, découvrit qu'ils se rapportaient tous à une On à plusieurs formes simples, fondamentales, difiées par des troncatures sur leurs anglesmoou (s) Mémoires de physique, de chimie et de mine'ralogie;:.. 4'. volume. Stockholm, 1815.

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