Annales des Mines (1910, série 10, volume 17) [Image 20]

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LES

GISEMENTS

MÉTALLIFÈRES

DE

L'ALGÉRIE LES

de ce dernier type qui, jusqu'ici, a été la plus heureuse et il est aisé de comprendre pourquoi : les travaux de recherches effectués dans les masses minérales à haute teneur sont partiellement et quelquefois totalement payés par les produits extraits ; la mise en valeur du gite n'exige que des installations extérieures peu coûteuses (*). Toutefois l'activité des chercheurs ne s'est pas restreinte aux gisements de zinc et du plomb ; elle a porté avec plus ou moins de succès sur ceux des autres métaux que renferme le sol algérien. On peut, d'ailleurs, trouver une mesure des efforts faits dans le nombre des autorisations données par l'administration de fouiller les immeubles domaniaux, communaux et collectifs de culture (**)et une NOM B RE

ANNÉE

de permis recherches accordés ("**)

de

1809 1900 1901 1902 1903 1904 1905 I90ii 1907 1908

31 84 160 120 140 141 160 176 136 223

de concessions instituées (****) 2 »

6 8 4 4 5

1 2 4

(*) Ce dernier avantage est surtout réel au début de l'exploitation des gites ; niais la plupart de ceux-ci rendent autant de terres plus ou moins pauvres que de minerai riche en roches, sinon davantage ; en beaucoup de points, la construction de laveries s'impose donc et c'est dans cette voie que les exploitants de mines entrent actuellement ; des essais de triage magnétique ont aussi été faits et il est probable qu'on essaiera de même d'utiliser les procédés d'obtention directe de l'oxyde de zinc. (**) Il y a bien aussi quelques travaux entrepris dans des propriétés privées ; mais, outre que les domaniaux, les communaux et les arch présentent au total une grande surface, ils comprennent les terrains rocheux impropres à la culture, mais qui sont les plus intéressants pour le chercheur d'amas calaminaires. (**') Y compris ceux qui s'appliquent aux minerais du fer, soit à peu près 1 sur 5. (****) Y comprises deux concessions de mines de fer.

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mesure do la réussite des recherches dans le nombre des concessions instituées; ces chiffres sont indiqués dans le tableau ci-dessus, pour la plus récente période décennale.

CHAPITRE II.

1° Minerais et gangues. — Plomb. — Il y a seulement un petit nombre d'années, les minerais du plomb tirés du sous-sol algérien en très petites quantités provenaient de gisements zincifères dans lesquels ils n'existaient qu'à l'état accidentel. Plus récemment, la mise en exploitation des puissants amas de calcaire plombeux du Mesloula et celle des gites du djebel Felten ont notablement augmenté la production annuelle. La galène et la cérusite sont, comme partout, les minerais les plus fréquents ; mais, on le verra, la mimétèse associée à la seconde de ces espèces minérales semble, en un point du bassin de Guelma, constituer des niasses assez importantes; déplus, de la concession de Hammam N'ba'il, on a longtemps extrait de petites quantités de nadorite. La galène offre naturellement une très grande variété de structure : on connaît des minerais à grains plus ou moins fins ; l'alquifoux à très larges facettes n'est pas rare. Elle se montre assez fréquemment antimonieuse et plus rarement arsénicale (à Tizi N'taga, certains échantillons atteignent une teneur en arsenic de 10 p. 100); mais, en général, on ne sait sous quelles espèces minérales se présentent les corps accessoires ; cependant, en un point du gite de Guerrouma, on a signalé l'association du sulfure de plomb avec la stibine et la boulangérite ; de même à Mesloula, il voisine parfois avec la bournonite. Il se trouve de plus lié presque constamment aux substances Tome XVII, 1910.

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