Annales des Mines (1903, série 10, volume 4) [Image 110]

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BULLETIN

BULLETIN.

LE TECHNOLEXIQUE DE LA SOCIÉTÉ DES INGÉNIEURS ALLEMANDS. ÉTAT DES TRAVAUX EN JUIN 1903.

Les Annales ont publié en 1902 (10 e série, t. II, p. 104) une notice sur le projet, formé au début de 1901 par la Société des ingénieurs allemands (Vcrein deutscher Ingenieure), d'un dictionnaire technique général, ou technolexique, en langues allemande, anglaise et française. Cette grande entreprise est en bonne voie d'exécution; les détails qui suivent, communiqués .par l'administration du lechnolexique, donnent une idée de l'état d'avancement des travaux et sont de nature à intéresser les lecteurs des Annales; ils pourront aussi inciter quelques personnes à donner leur concours à cette œuvre, qui intéresse tous les ingénieurs et tous les industriels. Le projet d'un dictionnaire technique en langues allemande, anglaise et française a reçu, en France et à l'étranger, de précieux encouragements. Les sociétés et les particuliers ont répondu en grand nombre à l'invitation qui leur était adressée, en envoyant des listes d 'expressions techniques ou en s'engageant à collaborer à l'œuvre. Jusqu'en juin 1903, 343 sociétés (27 françaises, 272 allemandes, 44 anglaises) ont prêté leur concours, soit par la collection systématique de mots et de locutions techniques appartenant à leurs spécialités, soil par des encouragements constants (en particulier par des propagandes pour trouver des collaborateurs), soit, enfin, par l'envoi de textes techniques en une ou plusieurs langues (catalogues, relevés d'inventaires, listes détaillées de pièces de machines, manuels, traités, etc.). Parmi les collaborateurs français sont compris les collaborateurs belges et les suisses français ; aux allemands se joignent les autrichiens et les suisses allemands; avec les anglais, on compte les américains, les canadiens, les sud-africains, les anglo-indiens, les australiens. Parmi les sociétés françaises qui collaborent au technolexique, on peut citer : la Société des Ingénieurs Civils de France ; l'Asso-

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ciation Amicale des Anciens Élèves de l'École Centrale; l'Association Amicale des Anciens Élèves de l'École de Physique et de Chimie industrielles de la Ville de Paris; la Société Internationale des Électriciens; la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale ; la Société Française de Photographie ; la Société des Anciens Klèves des Arts et Métiers; la Société Industrielle d'Amiens; la Société Industrielle de l'Est, à Nancy; le Syndicat Général de l'Industrie des Cuirs et Peaux de la France, etc. Les grandes entreprises industrielles, les ingénieurs et les techniciens ont fourni 2.262 collaborateurs ; parmi les grandes industries qui ont donné leur concours en France et en Belgique on peut citer : MM. J. et A. Niclausse, à Paris; MM. Panhard et Levassor, à Paris; M. Delaunay-Iîelleville, à Saint-Denis; MM. Schneider et C ic , au Creusot ; l'Administration des Chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée ; l'Administration des Chemins de fer de l'Est ; la Fabrique nationale d'armes de guerre, à Herstal-Liège ; la Société anonyme John Cockerill, à Seraing ; l'Administration des Mines de Morlanwelz, près Mons ; etc. En compilant des dictionnaires comme ceux de Sachs-Villatte, de Muret-Sanders, de Tolhausen, etc., et surtout des milliers de catalogues, de prix-courants en une ou plusieurs langues, de traités, de manuels, d'inventaires, de nomenclatures de pièces mécaniques, de tarifs de douane, la rédaction du technolexique a déjà récolté 1.300.000 fiches; et, dans un délai de deux ans, viendront s'ajouter les centaines de mille fiches résultant des contributions de tous les collaborateurs. Pour noter ces contributions, la Société des Ingénieurs allemands a envoyé à ses collaborateurs un carnet de notes spécialement disposé pour l'inscription des termes techniques dans les trois langues. Ces carnets seront redemandés en 1904. Il est remarquable que, sans avoir rien réclamé, la Rédaction du technolexique a déjà reçu jusqu'à ce jour 244 carnets remplis. Comme les notes des collaborateurs ne seront demandées qu'en 1904, on voit que tous ceux qui, en ayant le temps et l'occasion, désirent collaborer au technolexique, peuvent encore rendre ce service à leur profession. Les mois e1 les locutions de tous les métiers, y compris les métiers manuels, seront les bienvenus, et d est évidenl que de courtes contributions d'un nombre considérable de collaborateurs divers seront des plus utiles. Même les collaborations en une seule langue, qui ne sont pas suivies d'une traduction, sont très précieuses pour la Rédaction'; naturellement °n accueillerait mieux, si possible, les notes en deux ou trois