Annales des Mines (1898, série 9, volume 14) [Image 291]

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SR ÙN NOUVEL ALLUMEUR DÉ SURETÉ

Pour tirer le coup de mine, on introduit la mèche fond dans la gaine C, on la sertit fortement vers l'extrémité de la gaine avec un outil spécial, servant aussi à couper les mèches, puis on place l'allumeur dans un pistolet disposé de manière à pouvoir introduire l'allumeur, faire partir l'amorce par percussion et dégager l'allumeur dans un temps extrêmement court ; on peut ainsi, avec quelque habitude, allumer une volée de coups de mines en

RAPPORT A LA COMMISSION DU GRISOU

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pu être figuré), se- relève de lui-même, permettant ainsi de

dégager l'allumeur et de passer au coup de miné suivant (le croquis ci-joint représente le chapeau GG relevé). Nous avons fait fonctionner l'appareil dans des mélanges

explosifs au maximum d'inflammabilité soit d'air et de formène, soit d'air et de gaz d'éclairage, en nous plaçant dans les conditions les plus favorables à la propagation d'une explosion au dehors du tissu métallique : pour cela nous avons allumé les mèches amorcées placées en plein courant explosif sans rabattre le chapeau G, en maintenant avec la main (convenablement protégée) l'allumeur dans son logement. Nous n'avons obtenu dans ces conditions aucun allumage du mélange explosif, sur trente mèches allumées dans le formène et trente mèches allumées dans le gaz d'éclairage (*) ; on peut donc admettre que l'allumeur Davey, Bickford, est d'un très haut degré de sécurité.

On peut constater, au moment où le fulminate fait quelques secondes. Dans ce but, le logement de l'allumeur

dans le pistolet est disposé comme le montre le croquis ci-dessus : un canal aa dans le corps du pistolet permet d'encastrer l'allumeur à moitié de son épaisseur, et un chapeau GG, mobile autour d'une charnière bb, portant en creux un canal demi-cylindrique- bibi, achève d'assujettir l'allumeur en le rabattant autour de la charnière, jusqu'à ce que l'ergot H dont il est muni soit pris dans l'encoche du verrou à ressort I. Il suffit alors d'actionner la gâchette K du pistolet pour que le chien L se soulève, puis se rabatte et fasse partir l'amorce. Un canal cc permet l'évacuation des fumées. Aussitôt l'amorce partie, il suffit de pousser le bouton M pour

dégager l'ergot H; et le chapeau GG, sollicité par un ressort antagoniste (placé derrière sur le dessin, où il n'a

explosion, une sortie au dehors du tissu métallique d'une rouge sombre extrêmement courte, mais trop

lueur rapide

et trop refroidie déjà pour allumer le mélange explosif; la combustion du pulvérin qui imprègne la spirale, pas plus que le crachement de la mèche, ne projette aucune particule incandescente au dehors du tamis. On peut se demander si l'on ne pourrait pas remplacer le tamis E par une partie pleine suffisamment résistante pour supporter Sans se fendre la compression des gaz de la combustion, ce qui serait évidemment beaucoup plus simple et moins coûteux que le tamis lui-même ; mais, bien qu'il y ait, en somme, très peu de matière explosive (*) Nous avions constaté que le crachement de la mèche allumée l'air libre enflamme à tout coup le gaz d'éClairage et très rarement le formène; les expériences dans le gaz d'éclairage sont donc particulièrement concluantes. Les mèches employées étaient de fabrication extrèmement soignée.