Annales des Mines (1881, série 7, volume 19) [Image 171]

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DE SUBSTANCES ISOMORPHES, ETC.

PROPRIÉTÉS OPTIQUES DES MÉLANGES CRISTALLINS

pendre, suivant des lois très simples, des lois ordinaires de la double réfraction, et de cette propriété très importante des cristaux à forme limite de pouvoir se construire avec une molécule composée formée de groupements moléculaires.

Groupements atomiques. Polarisation rotatoire moléculaire. Le second cas auquel nous avons appliqué notre théorie est celui où l'on considère les propriétés biréftingentes, non plus comme une donnée de l'observation, mais comme une résultante de celles

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cela de celui des groupements moléculaires, ne peut être observé dans les cristaux. En revanche, la molécule gardant le même arrangement intérieur lorsque la structure cristalline a disparu, nous avons montré que le pouvoir rotatoire peut se manifester soit dans les liquides à molécules dissymétriques,

soit dans les dissolutions de cristaux à

molécules dissymétriques. Nous avons vu d'ailleurs qu'une vibration rectiligne qui traverse un semblable liquide doit en ressortir rectiligne après avoir subi une rotation pro-

portionnelle au nombre des molécules traversées et en

des milieux éthérés dans lesquels vibrent chacun des atomes composants. De semblables milieux n'étant pas accessibles à

raison inverse du carré de la longueur d'onde, réserve faite

l'observation directe, les propriétés optiques qu'on leur

milieux atomiques.

attribue sont purement et simplement hypothétiques. Nous avons admis qu'une molécule est formée par des atomes dont le centre de vibration est immuable. Nous avons pu

Nous avons donc pu déduire de l'hypothèse précitée sur les propriétés optiques des milieux atomiques l'explication du fait de la polarisation rotatoire moléculaire et celle des lois auxquelles elle est assujettie. Cet accord remarquable des faits avec une hypothèse, d'ailleurs fort naturelle, est de nature à appeler l'attention sur celle-ci. Si des travaux ultérieurs viennent à en appuyer

alors décomposer la molécule en un certain nombre de milieux distincts, plus ou moins enchevêtrés, et dans chacun desquels vibre un seul atome. Cette vibration de la matière

pondérable crée dans l'éther une certaine dissymétrie, et nous avons admis que celle-ci a pour résultat de comunu! niquer au milieu les propriétés biréfringentes des cristaux.

des anomalies causées par la dispersion cristalline des

l'exactitude, il ne paraît pas impossible d'arriver à déduire des faits expérimentaux les propriétés optiques des

Nous avons constaté d'abord que cette hypothèse s'accorde avec les données expérimentales qui montrent que les cristaux, bien que ne jouissant pas de l'homogénéité qui leur

milieux atomiques contenant des atomes simples. Les

est attribuée par la théorie, satisfont cependant aux lois

recherche, si séduisante, de la structure interne de la

auxquelles cette théorie conduit, au moins approximativement.

molécule.

Nous avons vu, en outre, que, toutes les fois que la molécule est d'une dissymétrie telle qu'on peut y distinguer

une droite et une gauche, mais seulement dans ce cas, celle-ci communique à la vibration qui la traverse une cer-

taine rotation. Nous avons vu qu'il résulte, de l'extrême petitesse du milieu atomique homogène, que le pouvoir rotatoire des groupements atomiques, bien différent en

observations optiques, avec le secours de la théorie, pourraient ainsi arriver à jouer un rôle prépondérant dans la