Annales des Mines (1881, série 7, volume 19) [Image 69]

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MESURE EXACTE DES HAUTES PRESSIONS

ET FROTTEMENT DES CUIRS EMBOUTIS, ETC.

description de la soupape à fuite, appareil qui nous parait à la fois simple et précis.

tats sont mauvais : il est d'abord impossible de noter le moment précis du soulèvement de la soupape ; par exemple, on remarquera que la soupape commence à se soulever à 8o kilog. par centimètre carré de pression, et n'est complè-

Emploi des soupapes pour la mesure des hautes pressions.

tement soulevée qu'a 12o ou i3o kilog. par centimètre

Emploi des soupapes de forme ordinaire. Ainsi que nous l'avons indiqué plus haut, nous n'avons rencontré

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jusqu'à présent aucun appareil permettant de graduer avec précision et simplicité les manomètres métalliques

existe encore un autre procédé de graduation dm manomètres, qui a été plusieurs fois tenté sans succès. c'est la graduation au moyen des soupapes ; ce procédé a été essayé dans nos ateliers et a donné jusqu'à préil

sent de très mauvais résultats ; nous allons en indiquer la raison. La soupape employée avait une forme analogue aux soupapes de sûreté des chaudières (Pl. I, fig. 1); on lui donnait un faible diamètre pour éviter les grands poids. Soit s la surface de la section de la soupape sur laquelle l'eau exerce sa pression ; l'on charge cette soupape d'un poids P, soit directement, soit par l'intermédiaire de leviers; puis l'on fait arriver l'eau sous la soupape au moyen d'un tuyau A qui est en communication avec le manomètre métallique qu'on veut graduer ; la pression de l'eau est donnée par une pompe ou mieux encore par un accumulateur ou un com-

presseur, appareils qui permettent d'augmenter la pression de l'eau sans à-coup. On augmente ainsi la pression jusqu'au soulèvement de la soupape ; à ce moment la pression est égale à 7P ; on trace sur le cadran du manomètremétallique

la position de l'aiguille à ce moment; l'on obtient ainsi un

point de la graduation. En faisant varier le poids P

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peut obtenir autant de points qu'on veut pour la graduation du manomètre métallique. Tel est le principe de la méthode ; en pratique les résul-

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cari-é; en outre, si l'on répète plusieurs fois la même expérience, on constate que le soulèvement se fait toutes les fois dans des conditions différentes. Ce résultat s'explique comme il suit : on est obligé de donner au siège de la soupape une surface assez grande pour qu'il ne soit pas écrasé par le poids P au moment où la soupape retombe. Si je désigne par S la section de la soupape au-dessus du siège, iI faut, pour les fortes pressions, que S soit environ deux fois plus grand que s, même en employant des pièces en acier très dur ; la surface Ss du siège est donc aussi grande que la section s de la soupape elle-même. Or, au moment où la soupape est sur le point de se soulever, l'eau pénètre sous le' siège,de sorte qu'on ne sait plus si la surface d'action est égale à s ou bien à S; en pratique, c'est une sorte d'intermédiaire entre S et s; de plus, cette valeur de la surface d'action varie d'une expérience à l'autre, car l'eau ne pé-

nètre pas toutes les fois de la même manière entre les deux surfaces en contact. En résumé, il est impossible de faire une graduation exacte avec ce système ; l'appareil est d'autant plus défectueux que la pression est plus forte, parce que, pour les hautes pressions, il faut donner au siège de la soupape une très grande surface.

On a cherché à obvier à cet inconvénient en employant une soupape conique; ce système ne vaut pas mieux que le précédent; on est encore obligé de donner à la surface de contact une importance très grande sous peine d'écraser la soupape lorsque la soupape repose sur son siège. On a cherché à réduire les surfaces ployant

en contact en em-

un siège en acier trempé et une soupape consistant

TOME XIX,

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