Annales des Mines (1876, série 7, volume 9) [Image 270]

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FABRICATION DE LA FONTE

EN STYRIE ET EN CARINTHIE.

Ces fourneaux, construits intérieurement en pierre ou en pisé réfractaire, étaient percés à la base d'une ouverture de

C'était, en poids, environ 55o p. 100 ('u). Au prix de 2 francs le mètre cube de charbon de bois et de I 2,5o la tonne de minerai, la tonne de fer brut revenait à 125 franCs

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pieds en carré, qui était bouchée simplement par un

tampon d'argile. C'est par ce vide que l'on sortait la loupe achevée; c'est aussi au travers de ce garnissage d'argile que l'on perçait, à des hauteurs successivement croissantes, le trou pour le passage de la tuyère. Placée d'abord à ras le fond, elle était élevée au fur et à mesure de la formation de la loupe, jusqu'à ce qu'elle eût atteint le haut de l'ouverture. Il fallait s'arrêter à ce moment, pour que la loupe pût encore passer par l'ouverture ménagée dans ce but. La loupe ainsi produite en 18 à 20 heures (dont 4 à hors) pesait de 600 5 employées à l'allumage et à la mise à 750 kilog. Les registres de Wittenberg, très-complets et tenus jadis avec grand soin, donnent des indications assez nettes suries conditions de marche de ces fourneaux dans la seconde moitié du xvin° siècle : il y a environ cent ans. Les produits étaient de deux natures différentes. Suivant la direction donnée à la tuyère, on pouvait produire soit une espèce de fonte mazée, soit un fer plus ou moins aciéreux. Dans ce dernier cas, la masse étant malléable, il fallait pour la forger un marteau (Deutsch trammer) et un foyer de réchauffage. Quelle que fût la nature du produit, la quantité annuelle était peu différente : Elle variait de ioo. à i4o tonnes dans le cas de la fonte, et de 75 à lo0 tonnes dans le cas du fer. Le rendement du minerai était de 5o à 55 p. soo, quand sa teneur réelle était supérieure à 5o p. loo, et la consommation atteignait le chiffre formidable de 26 à 28 mètres cubes par tonne de loupe ferreuse.

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environ.

Le fourneau que nous avons représenté est le dernier qui ait fonctionné en Carinthie (à Lelling). Il fut éteint, il y a juste un siècle, en 1775 (PI. XI, fig. 4). La charge était de ec,47 de charbon de bois, et 88 kilog. de minerai. On faisait

charges par 24 heures. On produisait, pendant ce temps, deux loupes du poids 52

total de 95o kilog. environ. Ainsi le minerai rendait 33 p. leo, et la consommation de charbon était de 16 mètres cubes, déchet non compris,

0 mètres cubes, déchet de halle compris ; ce qui était une marche exceptionnellement bonne; elle était due à la disposition de la tuyère en terre réfractaire qui pénétrait jusqu'au milieu du fourneau. Ce n'est qu'en 1782 que le dernier fourneau, produisant des loupes ferreuses malléables, s'éteignit en Carinthie. En Carniole, ces fourneaux n'ont fait place aux hauts fourneaux que dans le courant même de notre siècle. ou 2

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40 Traitement pour produit fondu (hauts fourneaux). Par l'élévation progressive de 4 à 8, puis à io et à 15 mètres, par l'agrandissement de la section transversale, etc., les fourneaux se sent transformés et sont devenus les hauts fourneaux proprement dits, qui ne livrent plus que des matières fondues, et les livrent d'une façon continue. Jahrbuch, i87, p. lui. Résumant le travail de l'année 1745 Pour le comparer à celui de i8Li5, M. Tunner donne comme consommation moyenne

26.3,2 de charbon de bois en 1745. ,2 en 1845 dans les petits fourneaux à l'air froid. 8 en ISIS dans les fourneaux à l'air chaud.

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