Annales des Mines (1862, série 6, volume 1) [Image 140]

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FUSION DE L'ACIER

AU FOUR A RÉVERBÈRE.

d'un autre côté le poussier introduit dans le four est resté à la surface du bain et s'est promptement brûlé, tandis que l'acier tombait au fond de la sole. Il a été consommé pendant cette opération

Le 21 janvier à onze heures du matin, on alluma le four qui était complètement froid et contenait sur la sole une couche de laitier figé de l'opération précédente. Les fun-.

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Houille pour échauffer le four jusqu'au moment de kil. charger le laitier ,,850

dations du four étaient encore humides par suite de la dernière inondation et de la hauteur persistante des eaux dans les deux biefs d'amont et d'aval. Le feu fut conduit

«Houille pour la fusion du laitier et de l'acier

doucement, à tirage naturel, jusqu'à minuit.

Total

1,870

5,720

La. fusion du laitier et de l'acier ayant dure en tout neuf heures, trois quarts, et la consommation ayant ete pendant ce temps de 1,87o kit, de houille, le four a brillé environ 92 kil. à l'heure, quantité notablement inférieure à celle de la précédente opération. La fusion de l'acier depuis son chargement jusqu'à la coulée ayant dui.é six heures, il a dû être consommé dans ce temps 1,152 ka. de charbon, soit 1,2oo kil. pour liquéfier 600 kil, d'acier, ce qui correspond à deux parties de combustible pour une de métal fondu. Ainsi, quoique la durée de l'opération ait été plus longue cette fois nous retrouvons le même chiffre de 2. 0 oo kil.

de houille pour 1,000 kil. d'acier

coïncidence assez re-

marquable. S1V.

5' et h' fusion.

A onze heures du soir, on chargea dans les cornues 600 kil. de vieilles limes, tout venant, sans cassage ni dérouillage, couvertes de poussier de charbon de bois. On chargea du verre à bouteilles neuf en deux fois

La première, à La seconde, à

du matin.

2'

Le verre étant parfaitement liquide,

l'acier fut chargé de même en deux fois, la première charge composée de 400 kil. à 41 1/4 La deuxième, de 200 kil. à . . . . 5 j/4 En tout 600 kil. Le poussier venu avec l'acier fut chargé pèle-mêle dans le four et resta sur le bain, où il fut promptement brûlé. Comme on ne savait pas exactement par quel convoi arri-

(La 5' 'coulée en présence de MM. le colonel Treuille de Beaulieu, le capitaine Caron et H. Sainte-Claire Devilie, le 22 janvier

veraient MM. les officiers d'artillerie, on se contenta de chauffer au tirage naturel jusqu'à 8',45m du matin. On constata que l'acier ne fondait pas à cette allure du four, bien

Jour ayant été pris 0,11 22 janvier avec MM. le colonel Treuille de Beaulieu et le capitaine Caron pour opérer une fusion en leur présence, tout fut préparé dans ce but. Nous

que nous eussions fondu ainsi des aciers très-réfractaires aux ateliers du chemin de fer du Nord. Mais le rampant du four

comptions en outre marteler devant ces Messieurs le lingot

actuel, disposé pour marcher à vent forcé, était relativement plus étroit que celui du chemin de fer du nord. Ce

de la dernière fusion. On avait engage pour cet objet le

dernier four était en outre pourvu d'une cheminée spéciale,

sieur Édouard. Fis, marteleur d'acier, désigné par M. Bau-

dont le tirage est en général plus intense que celui d'une

dry, fabricant d'aciers à Athys près Paris, attendu la complète inexpérience en cette matière des ouvriers de Montataire.

cheminée commune à plusieurs fours.

A 8',45"', on donna le vent, en ouvrant tout le registre du tuyau Porte-vent.