Annales des Mines (1861, série 5, volume 19) [Image 172]

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EMPLOI DES TÔLES D'ACIER FONDU.

514

RAPPORT AU MINISTRE.

tôles essayées et celles de la chaudière ; les premières, beaucoup plus douces, devaient être par suite beaucoup

Tableau I.

i.,

CHARGE

-

par millimèt.

àÏ

", '.. ,..1

totale.

kil,

3.479

1

2

3

4

5

0

(Illeare

SOUS LA CHARGE

Longueur

--

section initiale.

total.

kil.

millim.

57,98

180

10

0,055 0,078

2.405 2.812

40,10 46,87

32

2.282 2.734

38,00 45,57

7,5 22,5

1.789 2.375 2,875

29,81 39,57 47,91

1.634

27,23 30,51 39,15 40,40

14

3, 9

3,10 8,3 33,75

44,40

Sein. apres

id.

12 17

2.714 2.772

45,53 46,20

19,50 22 32

180

rupture.

0,050 0,179

rupture.

0,041 0,123

rupture.

0,017 0,046 0,133

Sens des

puces.

Sens du

rupture. laminage.

p055

de rupture.

6'n75 ,, X 3 ,95-_,26"»,,66 ou 44,44 p. Mo de la section initiale.

id. 5..',75 X 3,70--=.21m,,28

011 35,46 p. tao.

180

id.

180

id.

180

Aire de la section

e-,5 X 4=-.- 22mm, Ou 31,7 p. 100.

moins résistantes. Ceci se rattache à une opposition bien tranchée qui existerait entre les deux propriétés essentielles de la tôle d'acier fondu, la résistance et la ductilité. Les fabricants déclarent qu'ils sont tout à fait en mesure d'exalter l'une aux dépens de l'autre, et cela,

à coup sûr, par des procédés de fabrication parfaitement nets. Nous reviendrons plus tard sur ce fait qui constituerait d'ailleurs un argument en faveur du métal dont il s'agit, puisqu'on pourrait, dans chaque cas, approprier ses qualités aux exigences de sa destination. Nous nous bornerons à faire remarquer pour le moment que si la résistance des tôles essayées était médiocre, leur ductilité était en effet très-remarquable, comme l'indiquent à la fois les allongements sous la charge à

.

l'instant de la rupture, qui atteignaient 19 p. ioo, et la réduction de la section de rupture, qui s'abaisse jusqu'à 51,7 p. loo de la section initiale.

id.

Une autre série d'expériences faites le 28 avril 1857, chez M. Gouin, a eu pour objet la mesure de la résistance de la rivure. La solidité limitée de l'appareil de suspen-

perpendireluire

rupture laminage. 180

misrame. 3,66 7,33

i"itiale" millim.

0,179

40,53 44,15 47,35

2.349 2.416 2.664

P"P"-

tionnel.

32

2.432 2.649 2,841

1.831

OBSERVATIONS.

ALLONGEMENT

515

0,020 0,040 0,067 0,094 0,108 0,155 0,170

rupture.

Les constructeurs avaient annoncé des résistances de 8o kilogrammes ; on voit qu'elles ont varié seulement de 461,2o à 58 kilogrammes à peine. L'expérience, faite par traction directe, en soulevant les charges au moyen de la manivelle manoeuvrée avec beaucoup de pré-

caution, présentait d'ailleurs sur ce point des garanties complètes d'exactitude. Interrogés sur les causes probables de cet énorme. écart, les constructeurs l'attribuèrent naturellement au défaut d'identité entre les

Résistance

de la rivure.

sion ne permettant pas de pousser les expériences jus-

qu'à la rupture d'un rivet qui eût exigé un effort de près de 10.000 kil. , on a dû se contenter de mesurer

1" Assemblage

la partie de cette résistance due à la tension longitudi- de trois feuilles.

nale du rivet, résistance qui au surplus, est seule en jeu, jusqu'au glissement des feuilles, lorsque, comme cela arrive fréquemment, le corps du rivet ne remplit pas exactement les trous des feuilles. Les rivets étaient posés au rouge, en procédant exactement comme on le fait dans tous les travaux de ce genre exécutés chez M. Gouin. Trois bandes de tôle d'acier fondu de oru,o5o