Annales des Mines (1860, série 5, volume 18) [Image 25]

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Système X

ses relati(ms avec E et D.

ORDRE STRATIGRAPHIQUE

ET CARATÈRES PALÉONTOLOGIQUES.

fente profonde dans laquelle coule aujourd'hui le Guiervif entre Saint-Pierre d'Entremont et les Échelles. Pour compléter ce que nous avons à dire des relations

filé ou cluse dont les parois se correspondent exacte-

stratigraphiques des divers groupes de la vallée d'Entremont, il nous reste à parler du système X qui constitue le mont Hauteran. Cette montagne un peu moins

haute que le Grailler situé en face paraît lui correspondre sous tous les rapports. Elle consiste comme elle

en un plateau escarpé de tout côté, formé à sa partie supérieure d'une puissante assise d'un calcaire blanc compacte, ayant tous les caractères du néocomien supérieur, et à sa' base , d'un groupe marneux où l'on trouve les fossiles du néocomien inférieur. M. Favre cite dans ces marnes le Toxaster complanatus,P Ostrea Couloni, et la Pholadomia elongata (1). Il exprime en même temps l'opinion quele mont Hauteran dans son ensemble

doit être considéré comme le prolongement latéral ou la continuation de la chaîne du Granier. Comme le système X se trouve très-ranproch é des marnes crayeuses D ainsi que du calcaire à Caprotines E, on comprend qu'il

y a un grand intérêt à examiner leur position relative, une pareille étude ne pouvant que jeter un nouveau

jour sur la véritable constitution géologique de la vallée.

Il est facile de déterminer les relations de X avec le calcaire E. En effet, ainsi qu'on l'a déjà dit, c'est dans l'épaisseur de ce dernier groupe qu'a été ouvert le dé-

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ment. Au delà de cette fracture le calcaire E et les bancs en partie marneux sur lequel il repose, tournent au nord - ouest , puis à l'ouest, de manière à fermer complétement au nord le vallon de Corbel. De l'entrée du défilé, on voit très-clairement que ces couches présentent leurs tranches relevées au sud et coupées à pic de ce côté, tandis que du côté opposé, elles servent de support à tout le système qui constitue le mont Hauteran. Cette superposition est tellement manifeste qu'elle

ne saurait être l'objet d'aucun doute. On peut d'ailleurs la constater matériellement en marchant sur la ligne de contact des deux terrains qui est à découvert sur une certaine longueur. Les couches qui forment ici

la base méridionale du mont Hauteran sont des calcaires marneux, tantôt feuilletés, tantôt en bancs plus ou moins solides. Ils sont en général d'un gris foncé, et rappellent les marnes des groupes C et B; leur épaisseur totale est de 200 à 3oo mètres. L'assise de calcaire blanc compacte qui couronne le plateau, paraît avoir 4o à 5o mètres ; elle ressemble exactement par ses caractères extérieurs au calcaire du mont Granier et moins parfaitement à celui que traverse la cluse, dont elle est positivement séparée par un puissant système marneux. Les relations du système X avec les marnes

crayeuses D ne se montrent pas avec autant d'évidence qu'avec le groupe E, à cause du gazon qui recouvre ces marnes, et surtout des changements qu'elles éprouvent dans leur puissance et leurs caractères mi-

l'est à l'ouest. La vallée de l'Isère de Crenoble à Voreppe et celle du Guier-Vif, entre Saint- Pierre-d'Entremont et les Échelles, sont à peu près parallèles. Nous croyons qu'elles ont été ouvertes en même temps, lors des dislocations qui ont séparé la fin des terrains tertiaires du commencement des dépôts quaternaires.

néralogiques. Cependant en les suivant à l'est des

(1) Annales des sciences physiques, etc., tome 19, p. 271.

plonger. Vers le sud, dans le voisinage de la cluse,

Déserts, nous avons pu constater leur présence au pied même du mont Hauteran sous lequel elles paraissaient