Annales des Mines (1856, série 5, volume 10) [Image 27]

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SUR LES MATÉRIAUX HYDRAULIQUES. CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

DURft

de l'immersion

moulent de liesse(

de rupture.

36 heures. 5 jours.

t mois.

3 11101S,

4 mois. 5 mois 6 mois. 7 mois. 8 mois.

RtSISTANGE A LA RUPTURE

par ex ension (par centlinetre quarré). OBSERVATIONs.

Ciment

'Résidus

kil.

kil.

i

de Portland du tamisage anglais etécrasés tamises. tamise.

3,80

0,75 6,79

7,01 13,25

LM'

18,10 14, 54 17,75 17,35 18,34 15.48

13.54 20,51 15,81 16,30 20,70 23,44

Le ciment a pris sous l'eau en

42 minutes et les résidus en 24 heu-

tes. Les anomalies que présentent certaine résultats proviennent de ce qu'ils sont déduits d'une seule expérience.

L'extérieur des ciments immergés se recouvre d'une couche de carbonate de chaux , qui fait corps avec le On mortier et diminue notablement sa perméabilité. la podoit néanmoins faire disparaître le plus possible des rosité de la masse elle-même, et comme la texture coulis est plus compacte que celle des mortiers faits à consistance ordinaire, on doit en répandre l'usage pour les travaux à la mer. .après Tous les ciments naturels ou artificiels peuvent, ciment à avoir fait prise, être recuits et transformés en double cuisson, où le mélange des matières sera plus intime et la combinaison plus parfaite. Le prix élevé des ciments ne permet pas de leur faire subir une padestireille opération, aussi n'est-ce qu'une indication l'effet des comprendre l'influence et née à bien faire cuissons qui peuvent être répétées autant que l'on voucertains dra. Elle pourrait cependant être utile dans cas. Il est arrivé, par exemple, que du ciment de Portland, mouillé dans un navire qui avait une voie d'eau,

parti, on eut fit prise dans les barils. Pour en tirer l'idée de le recuire, et on obtint un ciment excellent, mais dont la prise, au lieu d'être lente, devint très-

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rapide. Cette différence doit tenir à ce que la seconde cuisson, faite sans doute à température modérée, a fait agir l'excès de chaux libre sur le sable et l'argile que le ciment de Portland contient encore à l'état inerte. M'Ili"' Les mortiers de chaux et pouzzolanes diffèrent de de chaux ceux que nous avons examinés jusqu'ici, en ce qu'au et pouzzolane. moment de la fabrication, la silice et l'alumine doivent d'abord sortir des combinaisons où elles se trouvent dans les pouzzolanes pour se combiner avec la chaux sous l'influence de l'eau, tandis que dans les chaux hydrauliques et les ciments cette dernière combinaison est formée par la cuisson et n'a plus qu'a s'hydrater

lors de l'emploi. On comprend donc que s'il est utile de recourir à une digestion convenable des mortiers dans le cas des chaux hydrauliques et même des ciments, c'est une condition indispensable pour le succès des pouzzolanes qui doivent

être préparées avec bien plus de soin encore, pour que les réactions chimiques se fassent facilement, et autant que possible en même temps.

Les pouzzolanes d'Italie ont été employées par les Romains pour des ouvrages à la mer qui sont encore aujourd'hui dans un parfait état de çonservation. Les Hollandais se sont également servi avec succès du traas (s) pour leurs travaux d'écluse. Tous les essais de pouzzolanes naturelles ou artificielles faits dans ces derniers temps ont mal réussi. On peut l'expliquer par bien des motifs. D'abord on emploie aujourd'hui comme pouzzolanes (i) Pouzzolane naturelle venant d'Andernach , sur les bords du Rhin. On la recevait en pierres et la pulvérisait en hollande; de là le nom de traas de gollançle.