Annales des Mines (1849, série 4, volume 15) [Image 180]

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à la surface (P/. ri, fig. 3o). En général, quand un gîte se subdivise en plusieurs bandes de fissures, Veines

argentifères.

c'est là bande centrale .qui est la plus importante et la plus riche. D'après MM. Hausman et Daubrée, la richesse des filons serait en raison inverse de leur puissance; mais cette assertion, du reste exprimée avec doute par M. Daubrée, ne me paraît pas tout à fait exacte, et c'est aussi l'avis de M. 136bert : il y a en effet des veines épaisses qui sont très-riches en argent; par exemple dans le précieux massif de la mine du Roi, qui est la ressource principale de l'exploitation actuelle, la veine a de o"',5o à o,6o de 'largeur et elle est excessivement riche, car elle fournit la majeure partie du produit annuel, qui s'élève à 20,000 marcs. La largeur des veines n'est

donc point un obstacle à leur richesse, niais

il

paraît que dans les gîtes où les veines sont disséminées sur une grande largeur, elles sont généralement moins riches que quand elles sont concen-

trées sur un plus petit espace; du reste il n'y a point de règle absolue a cet égard. Les veines argentifères ne contiennent en dehors des falhbandes qu'une trop faible quantité d'argent pour être exploitées, aussi toutes les mines sont

ouvertes sans exception sur les intersections des fahlbandes et des veines. On comprend d'ailleurs que, même à l'intérieur des fahlbandes, les veines sont inégalement productives, et qu'elles ne sont pas riches dans toute leur étendue, mais qu'elles présentent une succession alternative de parties riches et de parties pauvres. Il est difficile de s'assurer à l'intérieur des traVariations de richesse des vei-

correspondent aux points nes en rapport vaux si les parties riches

avec l'abondance où les fahlbandes sont le plus chargées de sulfures des pyrites dans fahIbandes.

359 genre dans les parties superficicielles, où c'est plus DE LA NORWEGE ET DE LA FINLANDE.

ouss MÉTALLIFÈRES DE LA. SUÈDE,

métalliques. Mais on a fait une observation de ce métatt

facile à remarquer. En effet là où lès fahlbandes sont le plus fortement imprégnées de sulfures, elles produisent en s'altérant une matière plus chargée d'ocre et d'une teinte plus intense; c'est ce dépôt ocreux que les mineurs appellent les fleurs des fahlbancies et quand ils voient une fahlbande bien fleurie, c'est pour eux un indice de bon augure; ils en concluent que les veines qui les traversent se montreront riches en argent; de même que les mineurs du Cornwall apprécient par induction la richesse des filons cuivreux, d'après la masse d'oxydes contenue clans le chapeau ocreux qui .en forme lés affleurements. On a remarqué à Kongsberg des faits curieux

Observations concernant les différences de ritigus: il paraît que là où un gîte est très-riche, chesse des divers les parties des gîtes adjacents sont généralement gîtes.

concernant la différence de richesse des gîtes con-

pauvres ; ainsi au niveau de 376 mètres (zoo toises),

où. on exploite actuellement la mine du Roi, le gîte des Pauvres est peu productif; mais au-dessous de ce niveau, le gîte du Roi paraît s'appauvrir, et celui des Pauvres au contraire semble s'enrichir. On a aussi remarqué qu'un gîte est habituellement pauvre, quand il est: bordé de deux gîtes riches. Il semble en général que le rem-

plissage s'étant effectué simultanément dans les gîtes les plus rapprochés, il y ait eu communication entre les courants métallifères qui circulaient le long des cliverscanaux, et que la substance argentifère de plusieurs courants se soit concentrée

sur certains points , tantôt dans un gîte, tantôt clans un autre, de telle façon que l'appauvrissement

de certaines parties corresponde à l'enrichissement des parties voisines dans les gîtes contigus. D'ailleurs on a observé ici, comme dans la plupart