Annales des Mines (1848, série 4, volume 13) [Image 295]

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15. ETAT PRÉSENT ET AVENIR

sornmateurs de cuivre : et cette suprématie, par des causes sur lesquelles il est inutile d'insister ici, se retrouve dans le commerce de tous les autres métaux, le fer et l'or exceptés. Il est digne de remarque que ce soit surtout en France que viennent se placer les métaux livrés tout à coup en grandes masses par une source nouvelle de production.. C'est notamment ce qui est arrivé depuis vingt ans pour l'argent du nouveau monde,

7D

pour les plombs d'Espagne, pour les zincs de Silésie et de Belgique; tel aussi a été le cas pour les cuivres du pays de Galles. Le rôle remarquable que joue la France sous ce rapport, clans le com-

merce, est parfaitement mis en évidence, en ce qui concerne le cuivre, par les chiffres suivants ex-

traits des relevés annuels dé l'administration des douanes.

Importation des enivres en France, de 1831 à 1847. Suède,

GrandeAeiriÉEs. Bretagne.

Ru.i..

,1orweire, Etats aile-

Tin._

piiity,as,,,I,

quia.

etc.

1831. . .

183d.

.

1837.

.

1.

2.

3.

980

1.100

340

1.960

2.310

Éiats méditer-

mem., AuSttiriei%

etc. 4.

A., ricin°.

Paya

divers. TOTAL,

' ,

5.

6.

7.

130

210

170

150

3.080

700

150

230

274

10

5.720 5.660

8.

.

2.800

1.340

290

540

30

660

»

1838.

.

4.460

1,000

200

370

70

820

20

7.030

1839.

.

3.980

670

220

500

180

870

10

6.430

1840. .

.

5.330

1.500

410

430

150

830

20

8.670

1841.

.

.

6.830

820

430

450

130

750

.

9.410

1842.

.

.

8.310

400

540

170

70

850

»

10.340

1843.

.

.

5.570

210

320

250

30

1.490

20

7.890

1844.

.

.

4.760

170

700

20

40

950

»

6.640

.

7.100

460

1.460

10

70

470

10

9.580

.

4.550

480

1.100

40

110

1.270

»

7.550

3.838

559

1.543

114

195

1.529

2

7.780

1845. . 1846. . 1847.

.

587 A dater de 1831, époque des premiers dévelopDU COMMERCE DU

nIVRE.

pements des exploitations américaines, la France seule a donc reçu environ le tiers du cuivre que celles-ci ont livré au commerce, soit directement, soit par l'intermédiaire des fonderies galloises. En rapprochant ces indication de celles qui sont données Ci-dessus (p. 56o), on trouve même qu'en

184, la France a reçu environ les trois quarts

du cuivre fabriqué dans les pays de Galles avec les Minerais étrangers. On comprend aisément à la vue de ces chiffres combien cette sorte d'élasticité du marché français serait favorable au placement du métal produit par les fonderies que je propose de créer.

Le rapprochement de ces deux tableaux met Influence eter--

eh évidence un fait économique qu'il importe de scoéneunsuartion condes signaler, c'est la fâcheuse influence exercée sur les cuivresanglais fonderies galloises , et sur le commerce maritime tFarrl'f'deAsUr. de la Grande-Bretagne par le tarif dag juillet 1842. Sous l'influence de l'ancienne législation, le trai-

enle

tement des minerais étrangers prenait chaque

année, dans le pays de Galles, tin nouveau développement. La Grande-Bretagne devenait de plus en plus l'intermédiaire obligé entre les producteurs

de minerai et les consommateurs de cuivre, en s'attribuant tous les avantages des transports et du traitement métallurgique. Le progrès qui a Continué à se manifester en 1843 , avant que le cOntre-cmip du nouveau tarif se fit sentir aux Mines les plus éloignées, démontre assez quel .eû.t été dans le cours naturel des choses, l'essor de ,ce commerce. La décadence qui se manifeste depuis 1843 est encore plus prononcée que ne l'indique le tableau inséré à la page 563; car, depuis cette