Annales des Mines (1846, série 4, volume 9) [Image 4]

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RECHERCHES SUR QUELQUES POINTS

puisse donner une idée sur l'époque du soulèvement des Andes. Ce groupe secondaire, stratifié, ne descend Groupe 1. Terrai secondaire pas jusqu'au bord de l'Océan, et il est rare de le du système.

rencontrer à moins de 7oo

à 800

mètres au-dessus

du niveau de la mer. Il se trouve beaucoup plus développé dans le nord, dans les provinces du Huasco et de Copiapo , riches en mines d'argent,

et dans lesquelles ce terrain se rapproche à la distance de 12 à 15 lieues de la mer, que dans les provinces méridionales du Chili , où on ne 1-en, contre ce même terrain qu'à plus de 3o lieues de la côte, et près de la ligne des faîtes. Je pense que dans tout le système de roches stratifiées qui composent ce groupe, il n'y a qu'un seul terrain, dont l'époque, d'après les restes organiques qu'il renferme , correspond probablement au terrain jurassique ou crétacé. Ce terrain est pauvre en roches calcaires et arénacées, mais il abonde en porphyres, qui alternent avec des schistes porphyroïdes, brèches et tufs porphyriques. et avec différentes roches siliceuses , compactes, schistoïdes , de nature inconnue. Les assises calcaires et de roches compactes fossilifères sont assez fréquentes dans le Nord , où elles se montrent à différentes hauteurs , et souvent dans la première ligne d'escarpements de ce terrain ; tandis que dans le Sud, on ne les trouve que près de la ligne des fîtes, et elles disparaissent entièrement au delà de la vallée de Maypo. Ainsi, on les a trouvées à l'étage supérieur du ter-

rain, au passage du Portillo , sur le chemin de Santiago à Mendoza ; à diverses hauteurs de ce même terrain, aux latitudes du Huasco et de Copiapo , et à peu près vers la partie inférieure du

DE LA GÉOLOGIE DU CHILI.

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même terrain, à la latitude de Coquimbo. De sorte qu'elles ne paraissent pas former un étage à

part dans ce groupe, mais elles sont subordonnées aux grandes masses de .porphyres stratifiés et roches compactes schisteuses ou bréchoïdes qui se

montrent sans interruption sur toute la chaîne des Andes, et constituent à elles seules la majeure partie du terrain. C'est aussi sur cette partie porphyrique du terrain secondaire stratifié,- sur la partie dégagée de roches fossilifères et dont l'étude, par conséquent,

présente de grandes difficultés, que je vais rapporter quelques observations que j'ai eu l'occasion de constater dans mes voyages et particulièrement

dans nies dernières excursions au sud, dans les cordillères de Santiago et de Rancagua. Les principales difficultés qu'on rencontre dans Description du l'examen des roches qui constituent cette partie du terrain, tiennent tantôt à leur structure miné- dans les Andes. ralogique, tantôt à la position qu'elles occupent pt ehryr raei ns

relativement à la roche soulevante. Ainsi, la partie

soulevée étant porphyrique et la niasse qui la soulève, souvent aussi de porphyre , il est quelfois impossible de distinguer les roches appartenant à ces deux groupes. Secondement, le terrain soulevé étant traversé, à plusieurs reprises, par la roche soulevante, il en résulte des failles et dislocations qui rendent très-compliquée la composi-

tion du terrain. Enfin, cette roche soulevante sortant souvent au jour par des fentes et déchirements latéraux, apparaît sous les fbrmes de bancs et de couches presque régulières; ou bien il arrive que n'ayant pas pu rompre le terrain, et se trouvant rapprochée des couches superficielles , elle occasionne des modifications notables dans leur

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