Annales des Mines (1844, série 4, volume 6) [Image 83]

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ANALYSES

précipité qui se forma sur-le-champ -était d'un jaune sale, obscur ; mais en ajoutant de l'eau et en laissant le tout, pendant 2 à 3 heures, dans un endroit chaud, ce précipité devint d'un jaune pâle-clair, et il se réunit au fond de la fiole en un dépôt grenu. Ce précipité, lavé et desséché aussi complétement que possible, puis fondu dans une capsule

tarée, couverte d'un entonnoir, a pesé t gr.,370 ce qui donne pour la proportion de l'argent con6,425 0,4689. ienu dans l'iodure natif 13,700 La. liqueur qui provenait de la séparation de, en y ajoucès 1gr.,37o d'iodure a donné ensuite ,

tant de l'acide muriatique , 0,708 de chlorure

d'argent; ce qui correspond à 0,5333 d'argent fin. En retranchant ce o,533 de 1gr.,185 d'argent fin qu'on avait versé dans la dissolution iodique, reste 0,652 pour l'argent contenu dans l'iodure ce qui ne diffère que de o,0094 (sur 1',37 d'iodure ,pur) de la quantité d'argent obtenu directement du minéral , et cette différence ne correspond qu'à 0,0046 d'iode. Je n'ai qu'a ajouter que tout ce que je viens de dire sur les caractères de l'iodure d'argent natif se rapporte à la variété lamellaire cristalline, que j'ai eu occasion d'examiner sur un des plus beaux ,échantillons qu'avait produits la mine. Mais dey-. mièrement , j ai observé que, dans quelques pierres titdon vient de m'apporter de la mine, la même sLlstance minérale se trouve disséminée en particui`es excessivement divisées, terreuses, qui ne cons ervent pas aussi bien leur couleur jaune, étant expos,'-',es à l'action directe du soleil, que l'iodure la,llenare. En effet, il peut se faire que Ce

i65 soit l'état de cohésion, inhérent à la structure laDE DIVERS MINÉRAUX DU CHILI.

mellaire de l'iodure natif (degré de cohésion que nous ne savons pas donner à l'iodure), qui donne au minéral que je viens de décrire la propriété de conserver sa couleur sous l'action de la lumière, et qui constitue la principale différence entre l'iodure natif et l'iodure artificiel.

Alliage natif d'argent et de bismuth.

Parmi les échantillons que M. Darlu m'envoya, il y a un an, des mines d'arg-entde San .Antonio (Copiapo), il y en eut un qui avait attiré particulièrement son attention, et qui contenait une sub-

stance métallique d'un blanc d'argent, un peu jaunâtre, disséminée en petites lamelles au milieu d'une gangue grise, argileuse et mélangée de particules amorphes, irisées, d'arséniure de cuivre. Cette substance lamelleuse est malléable, soluble même à froid dans l'acide nitrique, et la dissolution se trouble en ajoutant beaucoup d'eau.

J'ai analysé ce minéral par l'acide nitrique, ayant soin de maintenir la liqueur très-acide; j'ai ensuite précipité l'argent par l'acide muriatique, et puis le cuivre, le bismuth et l'arsenic par l'hydrogène sulfuré. J'ai séparé l'arsenic des deux autres sulfures par l'hydrosulfate , et ,.en reprenant ensuite ces derniers par les acides, j'ai séparé le cuivre du bismuth au moyen du carbonate d'ammoniaque , etc. Par ce procédé, j'ai obtenu, pour la composition du minéral, pris dans la partie la plus riche de l'échantillon :