Annales des Mines (1843, série 4, volume 4) [Image 216]

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OBSERVATIONS

tration des mines en 1842 , page 43; voir également l'ouvrage de M. François, 'ingénieur des mines, sur la métallurgie du fer dans l'Ariége.) N'ayant sollicité aucune subvention du gouvernement pour poursuivre et atteindre ce but, nous avons dû mettre nos droits acquis par tant de sacrifices de temps et d'argent, sous la protection

de la loi, en nous munissant de brevets d'invention. C'est avec une pénible surprise que nous avons vu plusieurs fois nos travaux et nos droits méconnus ou attaqués indirectement dans les Annales des mines , par M. Ebelmen. De graves inexactitudes ont été commises, sans doute bien involontairement, par leurs auteurs. Récemment encore, M. Ebelmen, dans son mémoire sur le moyen de convertir en gaz les combustibles pour les appli-

quer à la métallurgie ( tome 3 de la 4e série des Annales des mines, publié en septembre dernier), s'attribue la priorité d'invention du procédé qu'il décrit. Aux dates de ses publications de 1843 et même de 1842, sur lesquelles il s'appuie,

nous opposerons celle du brevet que M. d'Aridelarre a déposé le 1" jnillet 184 t , à Bar-le-Duc; le

titre fort clair de ce brevet, que l'on trouve publié partout, est ainsi conçu : u Brevet pour l'application des gaz des hauts- fourneaux et autres foyers industriels ou produits divers, aux traitements métallurgiques et toutes autres usines à feu, et encore pour la création et l'utilisation des gaz autres que ceux des hauts-fourneaux. » Plusieurs additions suivirent -bientôt les 8 août, 13 novembre, 22 décembre 1841, etc., etc. Ce texte

contient antérieurement à toute publication de M. Ebelmen , les principes théoriques, les pro-

SUR DES PUBLICATIONS DE M. EBELMEN.

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cédés qu'il a exposés dans ses mémoires et l'appa-

reil producteur de gaz qui vient d'être essayé à Audincourt, appareil que nous avions dénommé gazogène ou générateur de gaz. L'idée d'employer des combustibles gazéifiés dans les forges, là où l'on ne brûlait que des combustibles solides, a dû se présenter à un très-grand nombre de personnes dès que furent connus les remarquables résultats du travail du fer par les gaz des hauts-fourneaux; mais l'importance d'une semblable question tout industrielle , n'est pas ,même indiquée par cette simple idée celle-ci n'acquiert de valeur que quand elle est accompagnée d'appareils manufacturiers et de procédés capables de donner un résultat économique. Aussitôt qu'un travail sur un procédé de conversion des combustibles en gaz futprésenté à l'Académie par M. Ebehnen , nous avons appelé l'attention de cette assemblée sur nos droits acquis. Nous nous sommes toujours abstenus de réclamations et même de cette polémique à laquelle diverses publications semblaient nous inviter parce que nous voulions, ce que nous voulons encore aujourd'hui, nous maintenir sur le terrain manufacturier et sur le terrain légal où nous trouverions les juges naturels et compétents de sem:

blables débats.

Nous n'ajouterons plus à cette note, beaucoup trop longue déjà, que cette observation générale, qu'il est d'usage, quand on fait des expériences sur des procédés brevetés, de se pourvoir d'une

autorisation des détenteurs de brevets. Nous voyons en effet, dans le cahier de juillet-août 1843, des Annales des ponts et chaussées, que M. Gueymard , ingénieur en chef' des mines, voulant pra-