Annales des Mines (1837, série 3, volume 11) [Image 266]

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rustoix DES MINERAIS DE FER

toute la partie de bois que l'on volatilise ; et qui peut être égale à phis de la moitié du poids total. Cet accroissement de dépense, relatif à la position , à l'égard des forêts qui l'approvide

sionnent, pourra, dans certains cas, compenser le bénéfice résultant de remploi du bois. Encouragés par le succès qui couronna les essais de M. FauVeau , plusieurs maîtres de forges adoptèrent 'ce mode dé préparation du combustible, et tous portèrent leurs soins vers la constructi.on de l'appareil à disposer au gueulard, en cherchant à perfectionner celui des Bièvre. MM. Fort et Guillaume, à Haraueourt ( Ardennes), se hâtèrent de monter à leur usine les fours à dessécher. M. Baudelot , leur contremaître, apporta , dans la. disposition générale et dans le mode de ehauffàgé , des modifications in-

génieuses, dont nous parlerons plus tard , qui permettent de régler à volonté le chauffage des l'ours, et de conduire, pour ainsi dire, la distillation avec autant de certitude qu'on lé ferait en petit dans une expérience de laboratoire_ L'usine de Haraucourt, renommée depuis son existence

pour la bonne qualité de ses produits, est redevable à l'emploi du bois d'une amélioration dans la qualité de ses fontes , qui rend ses moulages encore plus beaux. qu'autrefois. C'est le procédé suivi à Harancourt que je dé-

crirai. C'est dans les fours de cette usine que j'ai fait, sur le bois, tous les essais que je mentionnerai.

MM. Fort et Guillaume ont bien voulu m'autoriser à suivre pendant plusieurs jours la marche du haut-fourneau, et M. Baudelot a mis la plus grande complaisance à rue donner tous les rensei-

A L'AIDE DU BOIS EN PARTIE C,AhRONIS É.

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gnements. Je saisis cette occasion de les remercier.

Toutes les évaluations numériques contenues dans ce mémoire peuvent être admises avec confiance. Je les ai faites moi-même pour la plupart; les autres m'ont été données par M. Guillaume, et j'ai toutes les raisons de répondre de leur exactitude. Ce qui va suivre sera divisé en deux parties

dans la première je décrirai le procédé usité à Haraucourt , avec tous les chiffres relatifs à la

marche du haut-fourneau ; dans la seconde j'énumérerai les expériences faites sur les bois et charbons, dansfusme etau laboratoire deMé.zières.

PREMIÈRE PARTIE.

Les bois que l'on soumettait à la carbonisation, et qu'aujourd'hui on conduit en nature à l'usine, renferment environ d'essences tendres.

Les principales essences sont : le hêtre, le chêne, le charme, le tremble et le saule. On admet généralement que la carbonisation en forêt produit 17 à 18 p. 2; en poids de charbon et que la corde rend le kilolitre. La corde de forge de cette contrée a les dimensions suivantes Huit p. sur 4 p. avec une longueur de bûches de 2 p. iopo, Elle représente un volume de 3mc Des mesures directes, et la comparaison des

divers résultats de la pratique, ont donné les nombres qui suivent Rendement moyen en poids.

. . o,172. Rendement moyen en volume. . 0,320. Le stère rend 65 kilog. de charbon. Le mètre cube de bois pèse 38o k.

Bois.