Annales des Mines (1835, série 3, volume 7) [Image 88]

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TRAITEMENT DE LA GALÈNE

résidus nommés crasses riches (k riitz,e), et on recharge du schlich, qu'on traite comme le premier, après quoi on recharge les crasses du premier fondage : on étend la matière sur la sole du fourneau, et on répand par-dessus quelques pelletées de charbon ardent que l'on prend dans la chauffe : l'ouvrier mélange le tout avec le râble de

fer et le pousse au fond du fourneau, il active le feu, et bouche la porte du chargement avec des bûches enflammées. Le plomb coule, et lorsqu'il cesse de paraître, l'ouvrier étend de nouveau le tas sur la sole pour opérer un grillage, après lequel il ajoute encore du charbon, et remet le tout en tas ; il continue ces alternatives de réduction et d'oxidation jusqu'à ce qu'il ne se présente plus de traces de plomb. Le pressen dure 3 heures : lorsque cette opération est terminée, on sort les résidus nommés crasses pauvres, et on bat la sole pour une autre charge. Les crasses pauvres sont bocardéés, lavées, et les schlichs traités avec le minerai cru. ,

Un poste, qui se compose de deux charges, dure 21 heures, pendant lésquelles le travail est fait par un seul et même ouvrier, qui se repose

ensuite deux postes. Chaque poste donne de

4 quint. 4o liv. à 4 quint. 6o liv. de plomb. Passons actuellement à l'examen des produits Produits. de ces opérations : le schlich grillé, retiré du fourneau avant le brassage, est composé d'une Schlich grillé. masse sableuse légèrement fritée; chauffée au

rouge vif dans un creuset de terre, elle n'a

éprouvé qu'une liquation de plomb. Essayée par la voie sèche avec du flux noir, cette matière a donné 5o pour loo de -plomb métallique : le

AU BLEYBERG

CARINTE IE

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plomb passé à la coupelle n'a pas indiqué d'argent. Cette substance est très hétérogène, et présente des matières oxidées, de la galène non altérée et du plomb métallique, dont on peut séparer -mie grande partie par le pilage et le tamisage. La poudre ainsi obtenue a été mise en digestion dans de l'eau bouillante, qui a dissous de l'acide sulfurique, de la chaux et de foxide de plomb ; la chaux

se trouvait en quantité plus considérable qu'il n'était nécessaire pour saturer l'acide sulfurique,

.et c'est probablement à la faveur de cet excès de chaux que de foxide de plomb se trouvait dissous dans eau en présence de l'acide sulfurique. Mais le sulfate de chaux qu'on retrouvait dans la liqueur aqueuse préexistait-il dans la masse ou bien ne provenait-il que d'une réaction déterminée par la présence de l'eau? Pour éclaircir ce point,j'ai fait

bouillir de l'eau sur un mélange de sulfate de

plomb et de chaux' caustique : tout l'acide sulfurique a été dissous, ainsi qu'une certaine quantité

de plomb, qui varie avec l'excès de chaux et la quantité d'eau employée. Il résulte de là que l'acide sulfurique pouvait se trouver à l'état de sulfate de plomb dans la substance, et être ensuite amené à l'état de sulfate de chaux par l'action de l'eau; mais comme le sulfate de chaux est plus fixe que le sulfate de plomb, la chaux peut aussi réagir sur celui-ci par voie sèche et le transformer -en sulfate de chaux ; il est donc impossible d'assigner à quel état se trouve l'acide sulfurique.

La partie insoluble dans l'eau a été traitée par

l'acide acétique bouillant, qui a dissous de la chaux, de l'oxi de de plomb et du protoxide de, fer.

Le résidu a été attaqué par l'acide hydrochlo--