Annales des Mines (1824, série 1, volume 9) [Image 386]

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État sons-

754 MINERAIS DE PLOMB La, fonderie se com pose

DE V1ALAS ET DE VILLEPORT.

ARGENTIFiRES

un atel ierarteion maire de Pé- fermant deux fourneaux à réverbère pour le 'tablissecuillae c, du schlich , et pour revivTw b ment, .n.

des litharges ; deux fourneaux la »fonte du schlich grillé , etc. , amunis,maiichdelapcouunr, d'une paire de solifflets..en bois mus. par une ro-ne à augets 2"... D'un atelier renfermant un fourneau de coupelle pour l'affinage de plomb d'ceuvre, lequel reçoit le vent d'une trompe très-élevée; 5". D'un atelier renfermant un petit fourneau

de coupelle pour le raffinage de l'argent, des fourneaux à vent pour les essais de plomb, et de petits fourneaux pour les essais d'argent; 4", D'un atelier pour la fabrication de la gre-

naille;

D'un atelier renfermant un four à réver-

bère pour la calcination , et des cuves pour la lexiviation des cendres; D'un petit bocard à sec, destiné à piler les

substances qui forment les brusques, etc.; D'un petit moulin pour broyer les os; iSO. D'une caisse allemande pour le lavage des

résidus provenant du fourneau à manche, etc. La -fonderie est située à un quart (l'heure au Situation et communica- nord-est de Villefort : elle est construite sur la nous. rive droite du ruisseau de Costeylades, qui coule de l'ouest-sud-ouest à l'est-nord-est à travers mi petit vallon tapissé de prairies très-fertiles, et orné de beaux châtaigniers : c'est ce ruisseau qui fait marcher l'usine. On arrive à la fonderie par un -chemin plan tracé le long du cours d'eam Villefort est , comme on l'a déjà dit, à 2 Myriamètres de Vialas , où sont situées les mines et les laveries. Les forêts qui approvisionnent lé-

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tablissement sont à un demi-myriamètre. Quatre grandes routes traversent la ville ;. elles conduisent à

Mende, à Langogne, aux Vans et à Alais

ces routes, toutefois, ne peuvent être faèilement que par les mulets, f est faite dans le ruisseau de Cos- Prise d'eau. La prise réLque

à 25o mètres environ au-dessus de la L'eau est amenée par une rigole , qui, ail moyen de vannes, peut communiquer à volonté avec l'un ou l'autre de deux canaux, dont le premier aboutit à une trompe, et dont le deuxième se rend sur deux roues à augets. L'une de ces roues fait marcher les soufflets du fourneau à manche, et l'autre fait mouvoir de petits

tfeoynldaederise,

pilons.

La chute, depuis l'entrée dans la trompe jusqu'à la rivière, est de 20 mètres, sur lesquels les ti derniers sont à-peu-près employés à faire aller le moulin de la ferme ; les 14 mètres restans sont distribués de la manière suivante 10, Quand l'eau arrive dans la trompe : Depuis le haut de la trompe jusqu'à son dé-

gorgeoir, 9 mètres ; depuis ce dégorgeoir jusqu'au

canal qui mène l'eau au moulin de la ferme, 5 mètres.

20. Quand l'eau arrive sur les roues à augets : Depuis le haut de la trompe jusqu'au sommet de la grande roue, 6,7; depuis le sommet de cette roue jusqu'à son point le plus bas, 4; depuis ce point le plus bas jusqu'au canal qui mène l'eau au moulin de la ferme, 3,3 (1). (1) On voit que l'économie des eaux motrices n'est pas mieux observée à Villefort qu'a. Vialas , et que la construc-

tion des roues à augets pèche par le même principe dans les deux Lablissemens.

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