Annales des Mines (1821, série 1, volume 6) [Image 104]

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DES OPHIOLÏTES ET EUPHOTIDES.

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GISEMEN'Y

ailleurs; c'est un point intéressant à remarquer, parce qu'il présente le commencement du terrain de sédiment supérieur, qui recouvre une si

grande partie de l'Italie depuis Turin jusqu'à

l'extrémité de la Calabre.' Ainsi , le terrain d'ophiolite n'est pas plus recouvert ici qu'ailleurs. On ne voit pas, il est vrai, sur quelle roche il repose; mais l'analogie de sa structure et de sa composition avcc ceux que .j'ai décrits, me portent à présumer qu'il appartient à la même époque de formation qu'eux, et qu'il est, comme eux postérieur au calcaire alpin, tel que je l'ai dédit. A ces terrains d'ophiolite que j'ai visités, je crois pouvoir ajouter, comme se rapportant à la même époque de formation qu'eux : Montagne L'ophiolite de la montagne du Dragnon du côté dullragnun. de e oasseto, dans la Ligure.orientale, décrite par M.Viviani: elle est si voisine du gîte de Rochetta,

et les caractères donnés par ce naturaliste ont tant de ressemblance avec ceux de l'ophiolite de Rochetta , que je ne doute pas qu'elle n'appartienne à la même formation; L'OphiOlite de la montagne de la Guardia, au Montagne de la Guar- N. de Gênes, décrit par Saussure. Je regrette de n'avoir pas pu aller visiter ce gisement; car d'après la description de Saussure, il paraîtrait que le jaspe est ici remplacé par un schiste ardoise rouge, et que le calcaire gris alpin, alter-

nant avec du calcaire marneux qu'on trouve

immédiatement sous l'ophiolite , est en stratification contrastante avec le calschiste et le calcaire noirâtre traversé de veines spathiques, qui

se Montre près de Gênes et près des bords de la mer, et qui présente beaucoup mieux .que

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tous les calcaires de ce canton les caractères du terrain de transition. Or cette discordance de stratification est une indication, sinon cer-

taine, du moins très-probable, d'époques de formations différentes. Tout concourt donc à faire voir que le terrain d'ophiolite ou de serpentine des Apennins, loin d'être sous les schistes de comme l'ont pensé des géologues célèbres; loind'appartransition, tenir à la formation primiordiale; loin même de

la suivre de très-près et d'être ou un dernier

membre de cette formation, ou une des plus an-

ciennes roches de la formation de transition, comme l'ont dit MM. Debuch, Faujas, Viviani, Cordier, Cortesi , Brocchi, et peut-être tous les géologues, est, au contraire, une des dernières roches de cette formation, si même elle lui apc'est-à-dire si on veut absolument partient, comprendre dans le terrain de transition le calcaire psammitique des Apennins et le calcaire alpin, qui est, comme je vais essayer de le prouver, de la même époque que celui des Apennins

et peut-être même plus ancien que lui.

ARTICLE III.

Détermination de l'époque à laquelle appartient le calcaire psaninzitique inzinédiatement i7zférieur aux ophiolites. Mais il ne suffit pas d'avoir reconnu, aussi clai-

rement qu'on puisse le désirer, l'ordre de superposition des roches que je viens de décrire, il faut maintenant déterminer, s'il est Possible, à quelle époque de formation, c'est-à-dire à laTome FI, 2e. livr. 0